Silence, on tue !

“La Palestine appelle le monde, mais ça sonne occupé” (Amazigh Yacine)

Entre réveillon et autres festivités, la communauté internationale a bien évidemment d'autres chats à fouetter que de s'occuper de ces pauvres gazaouis..
Que font les gouvernements arabes?
une petite réunion au sommet où les résolutions sont connues d'avance, toujours le même discours stérile: ils condamneront l'offensive militaire et prieront les sionistes d'arrêter de tuer des civils innocents, sinon?... eh ben,ils seront très mécontents..

Un dernier point pour la route, pour les petits malins qui pensent que le Hamas est la cause de l'escalade de la violence, un petit rappel des faits s'impose:

la raison la plus importante de l’échec du cessez-le-feu de six mois, qui a duré du 19 juin au 19 décembre,est que l’accord comprenait, outre le cessez-le-feu, la levée du blocus de Gaza et un engagement de l’Egypte d’ouvrir le passage de Rafah.
Or, non seulement Israël a violé l’accord de cessez-le-feu en lançant une attaque qui a tué plusieurs personnes le 4 novembre, mais les points de passage n’ont été réouverts que très partiellement, et le blocus s’est même renforcé ces dernières semaines. La population se trouvant ainsi tuée à petit feu, en la privant de nourriture et des soins les plus élémentaires..

Quant à nous autres spectateurs n'ayant que nos yeux pour pleurer et nos clavier pour dénoncer, l'année 2009 s'annonce bien..
Nous regarderons les journaux télévisés avec attention, pleurerons devant les images d'enfants sauvagement tués, commenterons l'actualité dans les bureaux et défendrons la cause palestinienne avec ferveur dans les salons de thé...
Mais nous n'oublierons pas les fêtes de fin d'année, réveillon et autres soirées..et cela nous suffira pour tout ignorer..
Alors Bonne Année!


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Petit pays, je t'aime beaucoup!




Petit pays
est-ce-que t'as 5 min a m'accorder?
Petit petit
Petit pays je t'aime beaucoup
Petit petit je l'aime beaucoup

Petit pays j'voulais te dire deux mots,
J'te Parle en ami vu qu'on se connaît depuis l'berceau,
J't'aime bien mais laisse moi juste te dire
Que parfois tu délires, et souvent tu fais pire.
T'as 60 millions d'gosses à assumer,
Des petits anges, de petits diables,
Ca fait un paquet de monde pour dîner,
J'comprends que parfois à table tu pètes un câble.
Petit pays tout le monde te dit que tu déconnes
Quand tu les laisses dormir dehors alors que c'est tes mômes.
La Rumeur court sous les ponts et sur les trottoirs,
Il paraît qu'ils portent ton nom et qu'tu ne veux pas les voir.
Ton histoire est bien plus que celle d'une vie,
Tu ne comptes plus les erreurs que t'aimerais oublier,
Alors trop souvent tu simules l'amnésie
Et comme mes frères et soeurs je continue de t'aimer.

Petit pays je t'aime beaucoup
Petit petit je l'aime beaucoup
Petit pays je t'aime beaucoup
Petit petit je l'aime beaucoup

Petit pays tu m'as vu pousser
Depuis 28 ans, toi t'as pas vraiment changé.
A peu de choses près tu tiens les mêmes propos,
Les mêmes défauts cachés sous le même drapeau,
Tiens regarde, j'ai retrouvé de vieux clichés,
On y voit le port de Nantes en couleur sépia,
J'te reconnais pas, qui sont ces hommes enchaînés?
Au dos de l'image cette liste c'est quoi?
Petit pays pourquoi dans ton journal intime,
Avoir déchiré des pages et effacé des lignes?
Pourquoi la main sur le coeur, cette étrange chanson "Qu'un sang
impur abreuve nos sillons" ?
Avec ta langue maternelle et celle de tes ancêtres,
Tes enfants n'en font qu'à leurs lettres.
Ils te parlent et tu restes blême
Quand ils disent " J'te kiffe" pour te dire "Je t'Aime"

Petit pays je t'aime beaucoup
Petit petit je l'aime beaucoup
Petit pays je t'aime beaucoup
Petit petit je l'aime beaucoup

Petit pays tu as du caractère,
Tu sais dire "Non" et on ne peut pas te faire faire à l'envers,
T'as des valeurs, une culture métissé, et qui sait...


Demain tu mangeras peut-être épicé.
On se lasse au bout d'un moment,
Difficile de partager l'ordinaire,
Alors du coup, toi, tous les 5ans
Tu te dégottes un nouveau partenaire.
Parfois à cette occasion tu bois comme un ivrogne
Et tu te réveilles au lit avec un borgne,
Tu l'mets dehors mais comme t'es accro, tu bois trop
Et finis sous les draps d'un escroc.
Petit pays ne le prend pas mal
Car tu sais qu'au fond je t'apprécie,
Mais il fallait que tout mon sac je te déballe,
S'il te plaît, dis-moi que tu m'aimes aussi.

Petit pays je t'aime beaucoup
Petit petit je l'aime beaucoup
Petit pays je t'aime beaucoup
Petit petit je l'aime beaucoup...

Mention spéciale pour Hocus Pocus qui ont fait une très belle reprise de la chanson "Petit Pays" de la Diva aux pieds nus, Cesaria Evora.


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Chronique de bureau (3)

Le 31/12 arrive à grands pas.Plus qu'une toute dernière semaine avant que les comptes ne soient faits. Tout le monde court dans tous les sens et tous ont pour seul mot d'ordre "objectif de fin d'année"!.

Les hauts responsables, plus responsables que jamais, ne ménagent pas leurs efforts en vue de mettre sous pression leurs subordonnés, et leur transférer ainsi leurs stress. Les tableaux de bord sont présentés des dizaines de fois et il faut toujours qu'ils trouvent quelque chose à dire, "méla kifech houma reponsables?"
Les réunions se multiplient et se ressemblent toutes. Réunion pour discuter de ce qu'on a fait, réunion pour discuter ce qu'on va faire, réunion pour discuter de la prochaine réunion...
Plus tu presses le pas et plus tu répètes à qui veut l'entendre que tu es débordé, plus ton implication dans la réalisation des objectifs de l'entreprise est démontrée.

Il ne faut surtout pas garder ton calme, crier à la gueule du premier venu est bien vu, on dira surement que celui là est une grande gueule et "khaddem".
Garder son calme en période de fin d'année peut être interprété comme un signe de nonchalance et de je m'en foutisme.
Il ne faut surtout pas rentrer à l'heure, même si on n'a plus rien à foutre, le rendement ne se compte plus en productivité mais en temps resté à marquer ses heures.

En cette période de fin d'année les grandes lignes de la prochaine année se préparent, les têtes qui vont sauter, celles qui vont être promues, ceux qui bénéficieront des plus grosses primes et ceux qui à qui on a réservé leurs places au frigo..

Période cruciale dans la vie de toute entreprise, la période de fin d'année est un exercice qui nécessite une parfaite maîtrise dans l'art du "trahdine, tmaskine, tsakbine, tkambine" de la part de tout employé qui se respecte, heureux celui qui saura tirer son épingle du jeu..


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La Réserve Fédérale ou Banque Centrale Américaine (FED pour les intimes), institution privée qui regroupe les principales Banques américaines a réduit son taux directeur à une fourchette allant de 0 à 0,25 %. C’est un taux historique qui témoigne à lui seul de l’ampleur de la crise et les solutions radicales qu'on tente de mettre en œuvre.

Il y a quelques temps, sur ces mêmes colonnes, je me suis demandée sur quels principes peut-on juger du pêché de travailler dans une banque (ici) ,beaucoup m'ont alors parlé d'intérêt usuraire..
La baisse du taux directeur de la FED m'a interpelé, et si la FED était entrain d'adopter un taux d'intérêt "islamique"? un taux nul n'est ce pas ce qui est prescrit dans la Charia et dans les préceptes coraniques?
La crise actuelle, due à un capitalisme sauvage, dominé par la spéculation financière et sur les profits exorbitants tirés de transactions non productives de biens ou de services a montré où peut nous mener une économie "bâtie sur du vent".

Ce clivage entre sphère financière et sphère réelle a conduit à une crise sans précédent. Et si on examinait de près les bases théoriques de la finance islamique, on s'apercevrait que ce problème de séparation entre les deux sphères n'existe pas.
En effet, le principe général de la banque islamique est de s’engager à partager à la fois les profits et les pertes de ses clients tout en excluant la pratique du Riba, l’intérêt usuraire blâmé par le Coran. L’accent est alors mis sur le partage des pertes, des risques tout comme des bénéfices entre les investisseurs et les acteurs d’un projet. La valeur du travail se trouve ainsi rehaussée.
Pour éviter l’usure, les banques islamiques font appel à des techniques financières compatibles avec les principes éthiques de l’Islam : tels que la moudharaba, la mousharaka, la mourabaha (pour plus de détails vous pouvez consulter ce lien)
Le but étant de participer à l'économie réelle en créant de la richesse à travers une relation gagnant-gagnant avec les différents contractants.

C'est dans ce contexte que la finance islamique se distingue(en théorie, et sans entrer dans les débats qui tournent autour de marketing islamique...) en offrant une alternative plus éthique et plus saine à l'économie basée sur la spéculation, les taux d'intérêt exorbitants, le vol et le vent...


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Chroniques de bureau (2)

Pour donner un coup de jeune à une administration vieillotte, rien ne vaut un petit lifting des lieux. Les bureaux cloisonnés se transforment en un grand open space à l'américaine. Adieu les portes fermées, vive la transparence!

Chez nous, travailler en open space est le meilleur moyen de connaître les nouvelles de tes collègues : Que va dîner ton collègue le soir, avoir des réponses à des questions existentielles comme par exemple savoir si sa femme manque de pomme de terre ou de tomates, si les enfants de ta collègue vont bien, s'ils ont bien travaillé à l'école ou s'ils ont eu de mauvaises notes. Mieux encore, l'open space te permet de connâitre ce qui se trime entre ton patron et ton collègue d'en face. Tu pourras assister en direct au "tbandir" de ton voisin de bureau, noter les performances de tes camarades en matières de léchage de bottes et apprendre ainsi la meilleure technique.
Tu t'ennuieras plus au boulot, tes journées seront rythmées par les nouvelles des uns et des autres.

Certes tu ne pourras plus faire ta petite sieste quotidienne comme au bon vieux temps des bureaux cloisonnés, ni manger ton cassecroute kaftéji tranquille sur tes dossiers, tu ne pourras plus non plus péter, roter..en toute quiétude, ni vu ni connu..

Tu apprendras le self-control(ou comment supporter les blagues débiles des deux nazes qui partagent avec toi l'espace), la courtoisie (ou l'hypocrisie ça dépend à qui on parle..)..Grincements de l’imprimante, sonnerie insupportable d'un portable à votre gauche, regards de votre collègue de droite sur votre écran, odeur de mar9et loubya bel k3aber (allah ghaleb c'est le déjeuner de ta collègue)… qu’importe tu apprendras à être heureux dans la promiscuité dix heures par jour.

Le diktat de la bonne humeur et de la convivialité prennent toute leur place en open space, une fausse ambiance cool qui cache bien des souffrances..


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Bouche-trous

Ce n'est un secret pour personne, les chiffres du chômage en Tunisie sont des plus préoccupants surtout ceux du chômage des jeunes diplômés.
Une étude réalisée conjointement par le ministère de l'emploi et la banque mondiale, sur les possibilités d'insertion des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur dans le monde du travail à partir d'un échantillon de 4763 diplômés de l'année 2004 (parmi un effectif total de 39052) aboutit à un constat pour le moins inquiétant.

En effet, 18 mois après l'obtention du diplôme, 46% des jeunes diplômés se trouvaient encore au chômage. Aucune catégorie de diplômés n'est épargnée mais ce sont les techniciens supérieurs et les maîtrisards des « disciplines du tertiaire » (gestion, finance, droit) qui sont les plus exposés au chômage (50%). Ce taux atteignant 68% pour les diplômés des sciences juridiques ! Or ces deux dernières catégories représentent à elles seules 90 % de l'effectif des diplômés.

Pour les auteurs du rapport, le taux de chômage parmi les jeunes diplômés aurait été plus élevé encore sans les différents dispositifs d'aide à l'insertion dans le monde du travail (SIVP)dont ont bénéficié 16% d'entre eux, et sans la poursuite ou la reprise des études pour d'autres (13%). Le gros du contingent de ceux qui choisissent de poursuivre leurs études étant précisément recruté dans les filières les plus exposées au chômage. Car, pour 39% de ceux-ci, l'inscription en troisième cycle demeure destinée avant tout à contourner le chômage.

Certes nous vivons une conjoncture économique particulièrement difficile, la croissance des diplômés du supérieur augmente d'année en année et c'est dur pour le tissu économique tunisien d'éponger toute cette masse de nouveaux demandeurs d'emploi,mais je pense qu'il y a un vrai problème au niveau de la formation académique et des filières proposées lors de l'orientation universitaire:

Au lieu de promouvoir les filières à forte employabilité (les écoles d'ingénieurs par exemple) une multitude d'instituts a vu le jour comme comme l'Institut des langues appliquées au tourisme, Institut des langues appliquées au multimédia, Ecole supérieure de commerce électronique, Institut supérieur de promotion des handicapés, Institut supérieur d'histoire du mouvement national et j'en passe et des meilleures... alors que tout le monde se demandait sur ce qu'on pouvait faire de ces diplômés, qui en fin de compte n'avaient pas vraiment de compétences particulières. Ceci a entraîné une « inflation » de diplômés et automatiquement une dévaluation des diplômes tunisiens..

Faire un troisième cycle pour ne pas subir le chômage, créer des instituts de tout et de n'importe quoi pour éponger tout le flot de bacheliers ne constituent pas la bonne solution..Cette politique de "bouche trou" a montré ses limites, alors à quand un système éducatif qui répond réellement à la demande du marché de l'emploi?


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Au pays des gargottes, fast-foods et salons de thé, les salles de cinéma sont au meilleur des cas marginalisées, laissées pour compte, infectes ou mal entretenues, pour le pire reconverties en salle des fêtes, 7anout lablebi ou tout simplement fermées..
Figurez-vous que dans toute la banlieue nord, de La Goulette à La Marsa en passant par le Kram, Carthage et Sidi Bou, il n' y a qu'une seule salle de cinéma (mes parents m'ont raconté que pendant leur jeunesse La Goulette à elle seule avait deux salles de cinéma) et le comble dans tout ça c'est que la salle Al Hambra fermera ses portes à la fin du mois de décembre à cause des dettes cumulées auprès de la municipalité de la Marsa, propriétaire des murs.
Est-ce raisonnable de procéder à cette fermeture au moment où l'infrastructure culturelle tunisienne, notamment en matière de salles de projection en a le plus besoin? Comment peut-on encourager la vie culturelle et artistique si on manque cruellement d'espaces?
En attendant le mega projet de la cité de la culture à Tunis, les jeunes d'aujourd'hui auront certainement le choix de dépenser leurs temps libres entres cafés, salons de thé et pizzérias, les plus sportifs iront se défouler dans les stades, les cinéphiles eux se contenteront d'un bon vieux dvd piraté..


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Quizz de la crise

Le dernier tsunami économico-financier de l’année 2008 qui a révélé que l’économie planétaire mondiale était une sorte de château de cartes financier ou l’ingéniosité des montages et des systèmes destinés à rémunérer le capital ont honteusement écrasé la création réelle de valeur et de richesses, laissant dans le chaos les économies les plus fortes et les plus solides, nous a miraculeusement épargné , nous pauvres tunisiens..
Nos banques continuent à donner des crédits, les ménages continuent à s’endetter sur toute leur vie pour acquérir leurs s+2 , les chantiers poussent comme des champignons et les crédits conso coulent à flot..
Serais-ce encore une fois le miracle tunisien ? barket sidi-Mehrez ? ou la politique avant-gardiste et clairvoyante menée dans notre pays ?
A vrai dire, si j’étais journaliste travaillant pour la presse je pencherais directement pour la troisième alternative..
Mais la réponse à ce petit quizz est beaucoup plus simple, il suffit juste d’avoir un peu de bon sens.
Quelle est la différence entre les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France, l’Allemagne et la Tunisie ? Tous sont des pays développés sauf la Tunisie et c’est ce qui a fait la différence..
Pour la première fois de notre vie soyons heureux d’appartenir à un pays sous-développé, parce que ça nous a évité d’être victimes de la crise :
Avoir une place boursière très peu dynamique avec un nombre insignifiant d’entreprises cotées, limiter les instruments financiers à leurs stricte minimum, avoir une économie super protégée et réglementée avec un contrôle rigoureux des flux monétaires ont constitué jusque là notre bouée de sauvetage.
Le sous-développement nous protègera-t-il infiniment de la crise ? Non bien au contraire. Si en l’état actuel des choses nous avons pu échapper , à court terme, aux conséquences désastreuse qu’aurais eu la crise financière sur l’économie du pays, nous ne pouvons pas en dire autant sur le long terme..
Les entreprises exportatrices, sous-traitantes ou celles opérant dans le secteur touristique commencent à en sentir les effets, la politique avant-gardiste ferait elle des miracles ?


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J'ai été voir "Thalathoun"


Je ne vais pas parler de ce film d'un point de vue artistique ou technique, d'ailleurs je ne suis pas une critique ciné..
"Thalathoun", comme son nom l'indique nous plonge dans la Tunisie des années trentes, à travers les destins croisés de cinq jeunes tunisiens : Mhamed Ali El Hammi, père du syndicalisme tunisien et fondateur de la première organisation ouvrière autochtone ; son cousin Tahar Hadded, militant opiniâtre de la liberté et des droits de l’homme, précurseur du Code du Statut Personnel, qui, par ses écrits, a invité l’ensemble du monde musulman à réformer la condition de la Femme dans la société, Belgacem Chebbi, qui a renouvelé la poésie, réfléchi à la posture du poète et à son engagement et instauré un rapport nouveau à la langue, Ali Douagi, nouvelliste et essayiste appartenant au groupe contestataire et fondateur d'un des rares mouvements culturels tunisiens, le groupe "Taht Essour" et Habib Bourguiba, militant politique visionnaire et futur premier président de la Tunisie indépendante.
Au delà de sa trame dramatique, ce film nous raconte des faits historiques qui se sont déroulés entre 1924 et 1934, l'une des périodes les plus décisives de l'histoire de la Tunisie moderne.
Je suis sortie de ce film complètement bouleversée, des sentiments de fierté, de nostalgie, et de tristesse se sont entremêlées pour me laisser dans un état second..
Il y a 70 ans à peine, des intellectuels, très jeunes pour la plupart, ont réussi par leurs visions avant-gardistes, par leurs contestations et leurs transgressions de l'ordre établi et de la culture dominante, à donner le nouveau visage de notre pays..
Cette liberté dont nous jouissons au jour d'aujourd'hui certains l'ont payé très cher: sortir, faire des études et travailler, c'était impensable pour une femme à une époque pas si lointaine que ça..Certains ont tendance à l'oublier, ce film a le mérite de rappeler que des gens comme Taher Hadded se sont sacrifiés pour combattre l'obscurantisme et la régression qui régnaient à l'époque..
Mieux qu'un cours d'histoire ennuyeux ou un cours d'éducation civique dont personne ne s'intéresse, Thalathoun rappelle aux générations star ac', tectonik et salons de thé qu'on peut être jeune et changer le destin de tout une nation..
Un slogan répété à maintes reprises dans le film "lé littajniss, twensa manech franciss" m'a particulièrement interpellé: que les temps ont changé! aujourd'hui on ferait n'importe quoi pour avoir la nationalité française quitte à se jeter dans la mer ou se marier avec une vieille peau...Serais ce une volonté du réalisateur pour interpeler les jeunes générations?
Les destins tragiques des principaux protagonistes (décédés à un très jeune âge)les érigent en véritables mythes alors qu'ils furent marginalisés, honnis voire bannis à leurs époque aussi bien par le colonisateur que par leurs concitoyens.
Ce film leurs rend hommage, un document vivant et savamment fait sur une époque écrite de frustration, de souffrance et de sang.
A voir absolument.


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Chroniques de bureau : (1)

La trentaine passé de peu, il n'est ni grand ni petit, ni blanc ni noir, "asmar" pour certains, "azreg" pour d'autres, selon le degré de sympathie qu'on lui accorde...
Il a beau supporter le Club Africain, habiter Tunis depuis sa première année de fac,son accent tunisois maladroit trahit sans mal ses origines rurales..D'ailleurs il ne veut jamais parler de ses racines, juste dire "el bled" quand il veut faire allusion à sa ville natale..
Doté d'une intelligence moyenne, il a su la compenser par un degré de malice hors norme..Il faut dire que personne ne lui a fait de cadeaux, sa chance il l'a provoqué à force de persévérance et d'endurance..
Il dit bonjour à tout le monde, parle de religion, de prière et de voile avec ferveur, avec ceux du personnel qui sont pratiquants, et n'hésite pas à les dénigrer avec ceux qui sont alcolos ou hâtés..
Sa plus grande qualité? sa capacité à s'adapter à toutes sortes de discussions ou de situations..C'est un fin psychologue, il lit dans les pensées des gens et leur dit juste ce qu'ils veulent entendre...Parfois il est amené à dire le oui et le non en une seule phrase, et le comble c'est que personne ne pourra douter de sa sincérité..
Avec ses supérieurs, c'est pareil..Ce petit exercice n'a plus de secret pour lui, il n'a qu'à suivre les expressions du visage de son patron pour décider de l'attitude à suivre..
Sa devise? "Eddenya m3A el wa9ef", chaque nouvelle nomination constitue pour lui un nouveau jeu, les cartes étant redistribuées l'ennemi d'hier devient l'ami d'aujourd'hui et loyauté oblige il ne manque jamais de le lui démontrer à coup de "sabba",de "9offa" et de "tbandir"..

Il est le premier arrivé au bureau, le dernier sorti, du moins toujours après son patron afin de marquer des points, peut importe qu'il soit resté à surfer sur internet, parler au téléphone ou tout simplement à ne rien foutre..

Cette personne vous rappelle-t-elle quelqu'un?

De toute façon toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ne saurait être que fortuite .


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حاسبني بجلدو



كفرخ صغير يعمل عملة، أمو تمشي للمعلمة تقوللها حاسبني بجلدو،
هذا بعدما بوه يكون كلالو قلبو...
وأختو الكبيرة قصتلو لسانو...
زعما كيكبر الفرخ هذا ما يقعدلو شي في
"l'inconscient" متاعو؟؟


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A la salle d'attente de l'Institut Salah Azaiez de la capitale, un grand nombre de patients attendent interminablement leur tour. Certains d'entre eux gémissent de douleur, d'autres sont balancés sur des lits et ignorés pendant des heures le long des couloirs..
Les visages sont pâles, les traits tirés...Le nombre de chaises entreposé est largement inférieur à celui des malades, ces derniers fatigués s'écroulent sur les marches de l'escalier, ou même à ras le sol..Certains sont venus du fin fond du sud, de Matmata, Tataouine.. d'autres de villages éloignés du Nord ouest..Pour arriver à l'hôpital à 7h, afin de procéder aux formalités d'inscription, beaucoup ont passé toute la nuit à courir d'un moyen de transport à l'autre..
D'ailleurs, chaque venue à l'hôpital est un véritable calvaire morale et financier, beaucoup n'ont pas les moyens financiers pour faire les déplacements récurrents de là ou ils habitent à l'hôpital.. Les chanceux arrivent à se faire loger par un membre de la famille habitant la capitale, pour tout les autres c'est un combat de tous les jours..
L'hôpital n'arrive plus à héberger les malades dont le nombre s'agrandit d'année en année, parfois pour prendre un rendez vous pour une mammographie, celà peut prendre des mois et des mois, et tout le monde sait que ce genre de maladie n'attend pas, c'est une question de vie ou de mort!
Tous se plaignent de l'encombrement des lieux et affirment que le personnel de l'institut pratique un certain favoritisme à l'égard de certains : des malades attendent leur tour pendant cinq ou six heures tandis que d'autres sont admis rapidement.
Des médecins pour la plupart arrogants, impolis, et n'ayant aucun respect pour les malades...Chaque consultation dure à peine quelques minutes, un travail à la chaîne qui laisse le patient dans l'incompréhension et le flou total...Pourtant Dieu seul sait combien ces malades ont besoin de réconfort et d'une aide psychologique de tous les instants du corps médical et soignant..
Patients,parents ou corps médical, tous affirment unanimement que l'institut Salah Azaiez n'est plus désormais en mesure d'assurer les prestations nécessaires pour soigner les malades du cancer.


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Rouge sang



O défenseurs de la patrie!
Rassemblés autours de la gloire de notre temps
Le sang afflue dans nos veines,
Nous mourons pour notre terre.
Laissons les cieux hurler le tonnerre.
Laissons la pluie, la foudre et le feu.
Hommes et jeunes de Tunisie,
Hissons sa force et sa gloire,
Pas de place pour les traîtres en Tunisie,
Seulement pour ceux qui la défendent,
Nous vivons et mourons en fidèles de la Tunisie,
Une vie de dignité et une mort dans la gloire!


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Chantons puisque tout va bien..

Parceque nous sommes le pays du bonheur éternel "tounes balad elfara7 eddaem", je n'ai pas trouvé mieux qu'une chanson pour traduire l'actualité sociale que nous vivons...




Un grand soleil noir tourne sur la vallée
Cheminée muettes - portails verrouillés
Wagons immobiles - tours abandonnées
Plus de flamme orange dans le ciel mouillé

On dirait - la nuit - de vieux châteaux forts
Bouffés par les ronces - le gel et la mort
Un grand vent glacial fait grincer les dents
Monstre de métal qui va dérivant

J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or

J'ai passé ma vie là - dans ce laminoir
Mes poumons - mon sang et mes colères noires
Horizons barrés là - les soleils très rares
Comme une tranchée rouge saignée rouge saignée sur l'espoir

On dirait - le soir - des navires de guerre
Battus par les vagues - rongés par la mer
Tombés sur le flan - giflés des marées
Vaincus par l'argent - les monstres d'acier

J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or

J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moi
Y a plus rien à faire
Quand je fais plus rien - moi
Je coûte moins cher - moi
Que quand je travaillais - moi
D'après les experts

J'me tuais à produire
Pour gagner des clous
C'est moi qui délire
Ou qui devient fou
J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moi
Y a plus rien à faire

Je voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or...

Les mains d'or, Bernard LAVILLIERS

A tous ceux qui ne demandent qu'à traviller..
A tous ceux qui souhaitent vivre dans la dignité..

Grand chapeau à tous nos médias, qui ont réussi à garder le silence sur ce qui se passe dans le pays depuis bien des mois..une vraie performance!


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1er Mai ou 1er Avril ?

La fête du travail est traditionnellement consacrée à la mobilisation des travailleurs pour faire entendre leurs voix, à manifester et revendiquer leurs droits..
Dans une conjoncture économique mondiale particulièrement difficile, le 1er mai de cette année a vu éclater plusieurs manifestations de part le monde pour dénoncer la baisse du pouvoir d'achat conjuguée à une crise alimentaire mondiale et la hausse des prix du carburant(ici).
En Tunisie, notre fête du travail à nous est traditionnellment consacrée à la farniente, la grasse matinée, la chicha et les cafés...
Le pouvoir d'achat des tunisiens ne s'est jamais porté aussi bien, le chômage on ne connaît pas, on fait du plein emploi et on va même avoir besoin de main d'oeuvre étrangère bon marché pour construire tous les projets pharamineux qui verront le jour d'ici peu...
Les salaires augmentent chaque année,non pas pour combler l'inflation, mais pour face à la hausse des coûts de la vie, le droit des salariés est garanti, les syndicats organisés et les patrons veillent à ce que leurs salariés bénéficient des meilleures conditions de travail..

Alors tant que notre 1er Mai à nous est vécu comme un 1er avril, pourquoi manifestons nous?

PS: une pensée particulière aux habitants du bassin minier de Gafsa, ils n'auront certainement pas la médaille du travail, mais celle du courage et de l'estime de la part d'une simple bloggeuse qui observe de loin, et passe son 1er mai devant l'écran de son ordinaeur..


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Comme bon nombre de pays de part le monde, le système économique tunisien est celui d'une économie d'endettement.C'est à dire un système financier où prédomine la finance indirecte, sous la forme d'un financement par le crédit.
Les banques prennent un risque de crédit après l'avoir évalué et financent les opérations dont elles anticipent favorablement le résultat. Le crédit constitue ainsi le principal mode de financement de l'activité productive. Même lorsque les entreprises ont par leur dimension un accès au marché des valeurs mobilières, la faiblesse du taux d'autofinancement implique le recours complémentaire au crédit.

Même dans le cadre d'une économie de marchés financiers, système qui priviligie la finance directe et le recours au marché, la présence des banques est tout aussi importante puisqu'elles sont présentes comme offreurs et demandeurs de titres, mais aussi pour financer les agents qui n'ont pas de dimensions suffisantes pour emprunter sur le marché des titres..

Loin de moi l'idée de vous casser la tête avec des définitions économiques abstraites, ce que je voulais en venir par là c'est que les banques occupent une place très importante dans le système financier mondial, c'est un maillon indissociable de la chaîne économique..Pourtant, j'ai beaucoup entendu que travailler dans une banque est 7ram (péché)..

Un phénomène nouveau, et qui prend de plus en plus d'ampleur chez nous c'est de s'interdire de travailler dans une banque, souscrire à des prêts, voire même loger son argent dans un compte (productif ou non d'intérêt) en se basant sur le fait que la banque pratique l'usure (riba) et qu'il a été confirmé du prophète (sallahu `alayhi wa sallam) qu'il a maudit ceux qui ont mangé/profité (akil) de riba aussi bien celui qui est responsable (des transactions), celui qui écrit (les transactions) et les témoins (des transactions) et il a dit :

« ... ils sont pareils/égaux ... » rapporté par Muslim.

Le Coran a aussi parlé de Riba, et d'intérêt usuraire, mais je ne connais pas la sourate exacte qui parle de ça..

Alors travailler dans une banque est-il vraiment péché??
Je n'ai pas l'habilité de répondre à ça, je n'ai ni l'aptitude ni le savoir nécessaire pour répondre à ce genre de problèmes. Cependant, je suis persuadée que le contexte économique actuel et celui où a été dit ce 7adith sont totalement différents!
Peut-on comparer l'activité des banques par celui du riba dont parle le 7adith?
Le gain principal des banques provient des marges d'intérêt, c'est le prix de l'argent..Je suis peut être naîve, mais toute chose a un prix, c'est comme si tu achètes un style à 500 millimes, pour les banques tu achètes 100D maintenant à 150D après quelques temps..est-ce mal??

Et pour ceux qui se refusent de travailler dans une banque, ils vont certainement travailler dans une société, qui est certainement endettée, ils vont aussi vivre dans un pays qui a forcément des dettes, ils vont s'acheter des produits de consommation qui sont produits par des sociétés endettées qui résident dans des payés endettés...Comment ils vont faire pour s'échapper de ce cercle vicieux?

Même si l'autorité d'AL Azhar a autorisé l'usure (ici) il y a de ça quelques années, beaucoup se désengagent des banques commerciales, préférant plutôt les banques islamiques (pourtant, la gestion de ces banques n'est pas des plus catholiques )(ici)

On dit que le commerce de l'argent est illicite, alors que dire de ceux qui font de la religion leur fonds de commerce..?

Je suis pas imam, je ne veux pas de fatwas, je veux juste comprendre..

Alors est-ce vraiment 7ram??


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L'une des meilleure façon de doper l'économie et de lutter contre le chômage c'est d'encourager l'investissement privé..La Tunisie s'est même fixée un objectif de créer 70.000 nouvelles entreprises à l'horizon 2009, mais ce chiffre semble à ce jour très difficile à atteindre vu l'immense difficultés que rencontrent les nouveaux promoteurs dans le financement de leurs projets..

Comment peut-on se lancer dans les affaires quand on a l'idée mais pas l'argent nécessaire à la réaliser? c'est très difficile de répondre à cette question, les seuls éléments de réponse que j'ai eues proviennent des "mercredi de la création de l'entreprise", une manifestation qui s'est déroulée la semaine dernière sur tout le territoire tunisien..l'idée était d'encourager les fonctionnaires à créer leurs propres entreprises, le résultat n'était pas fameux vu qu'en quatre années, cette manifestation n’aura réussi à attirer que 122 fonctionnaires, dont seulement 84 ont eu l’accord du premier ministère pour le faire!

Quand aux jeunes diplômés qui arrivent avec un diplôme à la main, un projet dans la tête et rien dans la poche, et bien c'est d'autant plus dur pour eux de réaliser leur rêve puisqu'ils se voient freinés dès le premier obstacle du financement..
On pourra très bien comprendre l'aversion des banques commerciales quand à l'octroi des crédits dits risqués, l'application des normes de gestion prude nielle et une méfiance quand au savoir faire des jeunes promoteurs généralement inexpérimentés pousse les banques à imposer des conditions draconiennes en matière de taux et de garanties réelles exigées..
Mais ce qui est étonannant à mon sens c'est quand une banque étatique, la BFPME pour ne pas la citer, qui se doit d'encourager l'investissement et développer le réseau des estrprises en Tunisie, s'emploie elle aussi à appliquer des taux qui ne diffèrent pas de ceux appliqués par les banques commerciales et exige elle aussi ces fameuses garanties réelles!

Alors comment peut on atteindre les 70 milles nouvelles entreprises si on n'encourage pas les jeunes porteurs de projets sans ressources??

Faire des Masters Professionnels "Entrepreunariat et création d'entreprises" dans les facs c'est bien (quoi que pour moi on n'a pas besoin de faire un master pour créer sa propre entreprise..c'est plutôt un master bouche trou de plus pour des chômeurs en moins dans les statistiques...), organiser "les mercredi de la création de l'entreprise" chaque année c'est bien aussi, parler d"encouragement de l'investissement privé" à chaque journal télévisé c'est bien, mais là il faut bien que les moyens financiers suivent parce que sinon toutes ces initiatives perdent de leurs crédibilité...

Si les banques et les institutions financières classiques ne peuvent pas jouer ce rôle, il est impératif de trouver une autre alternative qui pourra donner un coup de pouce aux jeunes promoteurs le temps qu'il mettent leur projet en marche..
Le salut pourrait peut être venir des "BUSINESS ANGELS", ces individus qui investissent une partie de leur patrimoine personnel dans des sociétés nouvelles à potentiel, auxquelles ils croient. Mais leur intervention ne se limite pas à cet aspect financier : il peuvent également mettre à la disposition des entreprises qu'ils financent leurs compétences, leur expérience professionnelle, leur réseau relationnel et leur enthousiasme.

J'ai lu qu'ils seraient 3000 en France, 50000 en Grande Bretagne et plus de 500000 aux Etats unis à aider les jeunes créateurs d'entreprise à développer leur propre business..Mais combien seront ils prêts en Tunisie à aider les nouveaux promoteurs à voler de leurs ailes? A-t-on la culture nécessaire pour donner un tant soit peu de son temps ou de son argent pour participer à une aventure, permettre à de nouvelles entreprises de voir le jour, et jouer ainsi un rôle dans le développement économique et dans la création d'emplois??

On a un proverbe bien de chez nous qui dit "nafsi nafsi la yar7am man met..", aujourd'hui j'aimerais bien croire le contraire et dire "ettounsi letteounsi ra7ma"..après tout l'espoir fait vivre..



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appréciez la différence..

Vous connaissez la dernière mode en matière de salons de thé?
Non,ce n'est ni le thé à la menthe à 3D ni les écrans plasma qui passent les clips pourris de Rotana à longueur de journée..allons,tout ça est bien démodé..
Maintenant pour être in, les salons de thé vous proposent des cafés signés ILLY et Lavazza..
L'express à 1400 devient Espresso à 2500..pour un café entrée de gamme..9alou chneya "appréciez la différence"!



En d'autres termes ahwka on vous sert votre produit local infecte à des prix raisonnables, sinon vous pouvez toujours appréciez la différence et gouter au vrai café..en payant le double biensur..une application directe de l'adage "illi fi 3Inek 7lé, rahou mel barra jé"
Bon, jusque là rien de spécial, chacun est libre de choisir le café qu'il veut, mais là où ça devient exaspérant c'est quand on vous impose de commander les cafés illy, non pas parce que vous le valez bien mais parce que ke le produit local n'est pas servi les samedis...
Alors, vous commandez votre illy, vous le buvez machinalement dans un salon de thé plein à craquer..Froukh, Joujma et Dokhane kima el3ada.. Et puis vous rentrez, tout en ayant apprécié la différence..au niveau de la note que vous avez payé..


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la loi du plus riche..

Pendant ma petite expérience dans mon milieu professionnel j'ai appris une chose:
ON NE PRETE QU'AUX RICHES!!
Plus t'es riche, plus on te court après..tes désirs sont des ordres, tous les services sont gratuits, et la moindre réclamation peut devenir une affaire d'état..
Pendant mes longues journées au bureau,j'ai pensé aux jeunes promoteurs, qui ont la tête pleine d'idées mais les poches qui suivent pas..est-ce qu'on leur fournirait les mêmes services?


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A mes chers amis futurs bacheliers



Chers amis bacheliers, futurs bacheliers, avant de lancer des youyous (tzaridou bel 3arbi) lors de la proclamation des résultats, pensez un peu à ce qui vous attend..
Entre nous,ce n'est pas pour minimiser vos efforts, mais réussir au bac de nos jours est presque à la portée de tout le monde, les 25% sont pour quelque chose n'est ce pas?;-)
Bref, le plus dur ce n'est plus de réussir au bac mais de réussir à avoir son choix (je parle l'orientation bien sur). Certes vous n'avez pas trop le choix, puisque même avec 18 de moyenne ce n'est pas garanti, mais quand même il faut réfléchir à deux fois avant de choisir la filière que vous voulez suivre..
En lisant un article sur webmanagercenter, j'ai pensé à vous qui êtes entrain de réviser, de passer des nuits blanches à apprendre vos formules, à faire 4 ou 5 cours particuliers (9alek 7atta esport ya3mlou fih études..emméla kifech ya7efdhou l'enchainement mta3 elgymnastique?!!), à vos parents qui prient pour vous matin et soir et qui mettent à vos dispositions les gros moyens, à vos voisins qui attendent votre réussite bech yéklou elmabrouk..eh ben je me suis dit qu'il était de mon devoir de vous éclairer un peu sur ce qui vous attend..Bon majebtech essid min wedhnou, c'est que quelques chiffres, mais qui peuvent après vous être utiles..La vérité, tout le monde monde sait qu'il y a un problème de chômage des diplômés du supérieur dans le pays, mais ahawka avec ces informations vous pouvez réfléchir sérieusement avant de faire votre choix..
7acilou bonne lecture et surtout bon courage..

Etude Banque mondiale : les diplômés universitaires les plus frappés par le chômage

Selon une étude de la Banque mondiale, menée en partenariat avec le ministère de l’Emploi et les autres institutions tunisiennes concernées par cette question, le taux de chômage des diplômés universitaires de la cohorte 2004 est estimé à près de 45,6% des actifs, et il est plus élevé pour les femmes (51,6%) que pour les hommes (38,3%). Ce taux serait nettement plus élevé sans la contribution des divers instruments de la politique d'emploi (SIVP1, subventions salariales, formation complémentaire).
Engagée dans le prolongement des conclusions de l’étude stratégique sur l’emploi achevée en 2004, cette étude a été réalisée sur la base des résultats d’une enquête menée fin 2005 - début 2006 auprès d’un échantillon représentatif de diplômés de l’année 2004.
Il en ressort que le chômage touche en particulier les techniciens supérieurs et les maîtrisards -qui représentent plus de 90% des diplômés- et atteint des taux respectivement de 50% et 48% dans ces deux catégories. Le taux de chômage moins élevé des maîtrisards s’explique en partie, selon l’étude, «par la forte rétention exercée par la poursuite d’étude post-maîtrise ou par les formations complémentaires notamment celles organisées dans le cadre du Fonds National d’Emploi». En effet, parmi les 22.281 maîtrisards diplômés en 2004, 23,2% suivaient à la date de l’enquête un cursus s’études supérieures ou une formation complémentaire contre 11,5% parmi les 13.003 techniciens supérieurs. Le chômage affecte moins les autres catégories de diplômés avec un taux de 9% pour les architectes, 18% pour les ingénieurs et 20% pour les médecins.
Le taux de chômage des techniciens supérieurs et des maîtrisards varie énormément selon la spécialité d’étude. Ainsi, chez les techniciens supérieurs, le taux de chômage est le plus élevé (71%) chez ceux spécialisés dans l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire qui représentent une faible proportion (4.8%) de l'ensemble des techniciens supérieurs. Cependant, le chômage se pose avec plus d’acuité pour les techniciens supérieurs en gestion et administration (qui représentent 12,7% de l’ensemble des techniciens) chez lesquels il se situait à 60% à la date de l’enquête. Les techniciens en informatique et informatique de gestion, et les techniciens en mécanique et électricité, qui représentent 25,6% du total des techniciens supérieurs, sont également exposés à un chômage élevé avec des taux respectivement de 45,4% et 42,1%.
Il est le moins élevé (40%) chez les techniciens de la santé et des services sociaux qui constituent environ 10.3% de l'ensemble des techniciens.
Les diplômés issus des ISET qui représentent 39,7% du total des techniciens supérieurs sont moins exposés au chômage (45%) que ceux provenant des autres institutions d’enseignement supérieur (53%).
Parmi les maîtrisards, le taux le plus élevé (68%) se trouve dans la filière «droit» qui représente 8.5% du total des maîtrisards. Dans la branche «informatique», qui représente seulement 4,5% du total des maîtrisards, il est de 29%.
En termes d’effectifs chômeurs, la branche «gestion et commerce» se situe au premier rang avec 1.434 chômeurs suivie par le droit avec 789 chômeurs.
Touchés eux aussi par le chômage, les ingénieurs connaissent des fortunes diverses, selon leur spécialité. Le taux de chômage est plus important dans les domaines liés à l’agriculture. Les diplômés en informatique et télécommunications qui représentent 25,6% du total des ingénieurs sont nettement moins touchés par le chômage (11,7%). Le taux de chômage le plus élevé (31,5%) se trouve parmi les diplômés dans le domaine de l’agriculture et des industries agroalimentaires qui représentent 29,4% du total des ingénieurs.
Problème préoccupant, le chômage des diplômés du supérieur devrait se poser avec plus d’acuité au cours des années à venir en raison, explique l’étude, de «la croissance encore rapide de la force de travail et la part de plus en plus importante des nouveaux diplômés universitaires». En effet, dans les dix prochaines années, la force de travail pourrait augmenter de 1.8% par an, alors que le nombre de nouveaux diplômés du supérieur augmentera de 60.900 en 2006-2007 à 79.900 en 2010- 2011. Ce qui veut dire que 87.000 emplois devront être créés en moyenne, chaque année pour maintenir le nombre de chômeurs à son niveau actuel.


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Pendant ma petite absence sur la blogosphère, j'ai remarqué que la majorité du trafic généré sur mon blog provient de lecteurs qui ont fait des requêtes portant sur les centres d'appels: "centre d'appel tunisie", "centre d'appel+salaire", "chômage+centre d'appel"...Rien d'étonnant, puisque ça m'est arrivé de parler de ce sujet à maintes reprises, mais surtout parce que c'est un secteur qui emploie actuellement 8000 personnes (selon des sources officielles). L'Etat voudrait même créer des branches spécialisées dans l'enseignement et la formation des futurs téléopérateurs, pour vous dire l'importance que revêt ce secteur dans l'employabilité des jeunes diplômés. Cependant, plusieurs zones d'ombre continuent d'entourer cette activité, notamment l'absence de législation spécifique qui garantie les droits de ceux qui travaillent dans les centres d'appel ainsi que l'absence d'autorités compétentes qui luttent contre les dépassements si fréquents relevés dans ce secteur d'activité.
Pour vous donner une petite idée sur la réalité des centres d'appel en Tunisie, je vous propose de lire cet excellent article, ainsi que les témoignages de certains qui continuent à être exploités dans l'ombre et l'indifférence totale:

"Depuis l’aube du troisième millénaire, marqué par la libéralisation progressive du secteur des services et l’entrée en vigueur des accords de libre échange, les centres d’appel ont profité des multiples privilèges fiscaux - notamment la loi 72 pour les sociétés complètement exportatrices - pour pousser comme des champignons un peu partout en Tunisie.

Le secteur de la délocalisation des services à valeur ajoutée a pris son envol en l’an 2000, après l’implantation à Tunis de la tentaculaire société française « Téléperformance ». Depuis, le nombre de centres d’appel, qui ne dépassait pas la somme des doigts d’une main, a grimpé de façon fulgurante, atteignant la vingtaine en 2003 et plus de cinquante en 2005. Ils emploient actuellement quelques 4000 téléopérateurs et téléopératrices, dont la majorité appartient à la gente estudiantine. Les patrons des jeunes pousses françaises choisissent la Tunisie - malgré la rude concurrence qu’exerce le Maroc dans cette activité - non seulement pour bénéficier des avantages préférentiels qu’accorde l’État aux investisseurs étrangers, mais aussi pour compresser les charges puisque les salaires sont ici cinq fois inférieurs à ceux accordés en Europe. En plus de trouver une main d’œuvre à bon marché, les exploitants des centres d’appel tirent certainement profit de la maîtrise parfaite des langues étrangères, surtout du français, chez bon nombre de jeunes Tunisiens. La discipline, le faible taux d’absentéisme et la capacité des jeunes cadres tunisiens à communiquer à distance ne peuvent qu’augmenter le bénéfice de ces sociétés.

Au départ, les centres d’appel ont constitué une aubaine pour les étudiants souhaitant assurer leur indépendance financière vis-à-vis de leurs parents et voler de leurs propres ailes, mais au fil des années, le marché des délocalisations des services s’est transformé en un phénomène qui mérite d’être analysé en profondeur. En effet, de nombreuses informations font état de plusieurs abus et de pratiques illégales, soulevant ainsi certaines questions : quelle évaluation peut-on faire du rendement économique et social des centres d’appel en Tunisie ? Ce secteur « prometteur » ne serait-il pas en réalité entrain de favoriser la précarité de l’emploi ?

L’absence de choix

« Je n’avais pas le choix », indique Ahmed, 29 ans, qui travaille comme téléopérateur, en dépit de son diplôme d’expert comptable. Comme des milliers de diplômés de l’enseignement supérieur, ce jeune homme a mis son diplôme au placard pour partir à la recherche d’un emploi, même temporaire et incompatible avec son niveau d’instruction. Diplôme en poche depuis 2002, Ahmed a « inondé » de demandes d’emploi les banques et les établissements financiers. Toutes ses demandes ont accusé une fin de non recevoir. Ainsi, il s’est vu contraint à exercer durant une année dans la précarité au sein d’une société privée, avant d’être remercié par le patron qui n’embauche des diplômés que pour bénéficier de la contribution aux salaires qu’accorde l’État dans le cadre des stages d’insertion dans la vie professionnelle.

Au sein du centre d’appel, où il travaille actuellement, le jeune diplômé touche 420 dinars par mois. « Je ne peux plus me passer de cette somme car il est hors de question que je recommence à demander de l’argent de poche à mon père », dit-il. Et d’ajouter : « ce salaire ne me permet pas néanmoins de faire des économies pour que je puisse convoler en justes noces avec la fille que j’aime. D’après mes calculs, la cérémonie du mariage coûtera 7000 dinars, dans le cas où la famille de ma fiancée m’épargne beaucoup de dépenses onéreuses et où je me contente d’un séjour dans un hôtel local au lieu du voyage de noces, sans parler de bien d’autres concessions nécessaires pour compresser les coûts. »

Tout compte fait, Ahmed ne pourra pas se marier avant trois ans. « C’est toujours mieux que rien, dit-il, mais encore faut-il que je sauvegarde mon poste d’ici là ». Sa crainte d’être licencié à tout moment découle du fait que les centres d’appel recourent, durant les deux premières années, aux contrats à durée indéterminée qui permettent à l’employeur de remercier les téléopérateurs quand il le désire, sans obligation de donner des explications ni d’octroyer des indemnités aux licenciés. Autant de précarité remet en question la contribution d’un secteur qui a le vent en poupe à la lutte contre le chômage des diplômés et à la stabilité sociale.

Dépassements et exploitation

Sophie, tel est le pseudonyme qu’utilise Asma, 24 ans, étudiante en troisième cycle Anglais, pour communiquer avec les Français du troisième âge qu’elle appelle tous les jours. Elle tente tant bien que mal d’avoir l’accent parisien, qu’elle connaît à travers les chaînes satellitaires françaises. Sa crainte d’être trahie par son accent arabe la travaille à longueur de journée : si ses interlocuteurs venaient à découvrir son origine, leur humeur risquerait de changer. Comment leur faire accepter cette bouteille de vin bordelais en contrepartie d’une participation à une réunion de promotion où ils seront « sommés » d’acheter verrerie en cristal ou appareil électroménager ? Cette étudiante qui, en début de carrière, s’est angoissée à cause de la vente du vin pour des considérations religieuses, surtout pendant le mois saint de Ramadan, exerce ce métier pour éviter les fins de mois difficiles. Une « fatwa », émise par un imam de la famille, préconisant que « la nécessité justifie la transgression des interdits » l’a finalement rassuré. Ce que Asma ne peut cependant pas accepter, c’est l’injustice et les moyens détournés auxquels a recours le patron depuis plus d’un an pour ne pas payer ses employés à temps et les priver de la couverture sociale. Bien que ces dépassements ne la préoccupent pas outre mesure, puisqu’elle ne compte pas faire long feu dans le centre d’appel, elle ne cesse de revendiquer le respect des droits des travailleurs par solidarité avec sa collègue Samia, 35 ans, mariée et mère de deux enfants, qui ne peut se passer de son gagne pain.

A en croire le témoignage de « M », 24 ans, titulaire d’un diplôme de premier cycle en économie et gestion qui a préféré garder l’anonymat, la question des dépassements prend parfois une tournure très sérieuse. Ce téléopérateur exerçant dans un centre d’appel spécialisé dans la voyance et « la vente d’illusions », sis à l’avenue Kheireddine Bacha, estime que son employeur ne respecte pas le code du travail. Le patron en question refuse l’augmentation des honoraires des heures supplémentaires, l’octroi des majorations aux employés travaillant plus de 45 heures et il est même allé jusqu’à supprimer la prime du transport nocturne ainsi que l’indemnité du mois de Ramadan. De même, il refuse catégoriquement la création d’un syndicat qui défend les intérêts des employés. Et notre interlocuteur de renchérir avec beaucoup d’amertume : « les dépassements ont même atteint le stade de l’humiliation. Un jour, l’un des gérants français du centre d’appel n’a pas hésité à répondre à un téléopérateur, qui contestait la détérioration des conditions du travail, que le marché français des délocalisations des services constitue une nouvelle colonisation, tout en l’invitant à partir si la situation ne lui plaisait pas. »

Tous ces dépassements et bien d’autres - certains centres d’appel emploieraient des jeunes sans contrat de travail - laissent de nombreuses questions en suspens : le secteur contribue-t-il réellement à résoudre le problème du chômage des diplômés ? Les autorités compétentes luttent-elles contre les dépassements qui vont crescendo et veillent-elles à l’application de la législation relative au travail dans cette activité ? Le code du travail suffit-il à lui seul pour protéger les droits des travailleurs ?"


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