Jeunes et cons



Encore un jour se lève sur la "planète Tunisie", une nouvelle rentrée pour des milliers de jeunes, un nouveau combat pour certains, une partie de plaisir pour d'autres..

Finis les vacances, les petits perfects toonsy auront surement beaucoup d'anecdotes à se raconter: les derniers lieux branchés, la soirée de Flen ou l'incontournable soirée m'as tu vu de DJ Falten... tandis que les autres auront pour souci principal de savoir si l'argent de poche qu'ils ont amassé pendant leurs jobs d'été suffira à couvrir leurs dépenses scolaires..

Encore un été où la "jeunesse Tunisie" s'est éclatée, claqué l'argent de ses parents, aidé ses parents à gagner un peu d'argent, s'est épuisé à danser, travaillé jusqu'à l'épuisement..

Encore une fois la "jeunesse Tunisie" a rit, sué, pleuré, frimé, aimé..

Mais a -t-elle parlé?

Elle chante souvent pour dire "wawa", "chakhabit lakhabit" ou autres trucs débiles que même un gamin de 3 ans aura du mal à supporter!
Elle danse sur les rythmes endiablés du dernier DJ à la mode, sur du fezzani, du mezoued, du char9i..peu importe tant que ça fait bouger la taille..
Elle va au stade, insulte l'entraineur, l'arbitre, les joueurs et s'insulte s'il le faut..tant que ça fait évacuer le stress...

Une éternelle quête du défoulement, suite à un large processus de débilisation..

Je suis consciente que toutes ces caractéristiques ne sont pas propres à la "jeunesse Tunisie", que les jeunes des pays développés ne sont pas tous intellos..mais ce qui m'attriste le plus c'est l'absence d'une culture underground qui contre balance la médiocrité ambiante..
Quand je vois qu'ailleurs on peut écrire un livre à 14 ans
, vendre des millions de disques tout en étant chanteur engagé, militer activement pour une cause, croire en ses principes , critiquer, s'impliquer, dénoncer, défendre ses idées, faire entendre sa voix...
Je me demande si je ne fais pas partie d'une génération molle, inconsciente, je m'en foutiste, ou bien d'une génération de sacrifiés, qui à force d'avoir massacré les rêves se complait de jouer le rôle du comparse idéal, qui se contente de passer sans faire de bruits..


17 commentaires:

samsoum a dit…

Je suis sur qu'Il y a beaucoup de vrai dans ce que tu dis. Sur le plan de la frime, et en comparant les jeunes ici aux USA, je peux t'affirmer qu'on est (les Tunisiens) plus frimeurs et nos enfants sont a notre image. Ici la plupart des jeunes de 16 ans et plus travaillent pendant l'été et certains pendant l'année scolaire surtout les étudiants, même les riches. Pourquoi, parce qu'on leur parents les ont pousse a le faire et parce que dans la société il y a des centaines de milliers de boulots qui ont été créé pour eux. Comme les jeunes qui aident a mettre les courses dans les sacs dans les supermarchés ou les serveurs temporaires pendant les week end dans les restos. C'est une mentalité, ca n'a rien a voir avec la jeunesse. Les jeunes sont a l'image de leurs parents.

crazyFrog a dit…

C'est le resultat de l'application de la théorie tunisienne "echa3b y7ebb elle3b".. Je sais pas si on a voulu produir de tels jeunes ou c'est un résultat 'naturel' dû à nos 1300Km de plages méditerrannéennes.. Sinon, par rapport à la culture underground, je pense qu'elle existe bel et bien et qu'elle est très riche et très influente, sauf qu'elle n'est pas généralisée à tout le pays, limitée aux grandes villes

Profilo a dit…

Je crois qu'il faut pas généraliser c'est vrail qu'il y a bcp dejeunes qui n'aiment que la frime et les soirées endiablées. Mais il y en a aussi qui travaillent l'été, ceux qui font que lire chanter ou passe leur été dans des troupes.
Mais bon le problème que le premier cas se généralise un peu rapidement.
Et je suis d'accord avec samsoun pour dire que c'est une mentalité et tout un cadre à mettre en place. en tunisie tu trouves pas bcp de boulot d'été pour les étudiants et les lycéens alors qu' en France c'est l'effervescence.

a girl from Mars a dit…

@Samsoum: En Tunisie, rares pour ne pas dire inexistants sont les fils de riches qui bossent pendant l'été..Oui c'est une mentalité que les tunisiens (du moins ceux appartenant à cette catégorie) ont cultivé depuis leur tendre enfance, claquer l'argent de leurs parents et frimer..
Ceci dit, y 'en a beaucoup d'autres qui ont bossé, contrairement à ce qui se dit, les p'tits boulots existent bel est bien, à Carrefour y a aussi des jeunes qui aident les clients à mettre les courses dans les sacs, y a les hôtesses d'accueil, les jeunes rollers..etc
y a aussi les vendeurs de jasmin, les serveurs, les sana3 7ajjem, sane3 najjar, sane3 7added, les vendeuses..etc
Hélas, les jeunes issus d'un certain milieu, se voient mal faire ce genre de "travail ingrat"..
Tout est question de mentalité, et la notre n'est pas prête pour changer..

@Crazyfrog:je ne pense pas que la culture underground ou alternative tunisienne soit riche ou très influente, sinon ça se saurait;)
tu peux me citer des exemples pour me contredire, mais à part quelques groupement de jeunes férus de rock, dits "hredess", je vois pas ou est la culture underground tunisienne..
Y a pas de magazine, pas de site web, pas d'organisation, pas de manifestations ni de publications..
Ce n'est pas en écoutant du métal ou du reggae qu'on devient altermondialiste, ce n'est pas en portant un t-shirt Che guevara, se laisser pousser la barbe et porter un cache -col qu'on se prend pour un esprit libre..

@Profilio: mon post n'est pas spécialement à l'encontre des jeunes frimeurs, de toute façon la frime existe un peu partout dans le monde même si apparemment on est les champions du monde dans ce domaine;)
Comme je l'ai fait remarquer dans mon billet, y a ceux qui ont bossé pendant que d'autres ont frimé..mais c'est pas ça le problème!
J'ai l'impression que les jeunes passent leur chemin sans faire de bruit, on ne sent aucune dynamique, ni initiative digne de ce nom, on vit dans le mutisme total, toutes classes sociales confondues, chacun ses problèmes, chacun ses préoccupations..mais aucune prise de conscience collective..

Profilo a dit…

@ a girl from Mars: c concerne pas spécialement les jeunes. même les actifs les intellos les travailleurs les je en sais quoi ne pensent qu'à eux même et il n'y a pas de conscience collective. C l'Etat qui incite et pousse pour ça. et tu sais pourquoi

Gloomk a dit…

la "culture underground" existe mais à un état embryonnaire elle a bcp de mal et est biaisée par des incultes qui se l'attribue à tord just pour faire chébran et c'est ce qui fait échouer toutes les tentatives...:-/

Triple blog a dit…

Une culture Underground existe en réaction à une culture officielle, consensuelle, une culture "bienpensante" de référence.....
Or existe t il une telle culture déja ?
Des auteurs limités surs de faire des best sellers ( des marc levy tunisiens)? des films niais a grand public (genre besson...)? ..... Non .....
Donc il n'ya pas de terreau favorable à l'émergence d'une culture rebelle, inventive, contestataire et intelligente....
malheureusement!!!!

H&M a dit…

pour exiger un certain niveau, il faut un minimum de fourni, d'acquis..
quand je vois, depuis que je suis ici(en france), les occasions, les chances qui sont à disposition des jeunes, je me dis que c'est normal que chez nous, bah on hiberne!
ici, au lycée, y a un club théatre qui ouvre toutes les semaines et qui produit "réellement" des pièces, y a une chorale et un orchestre qui répète régulièrement, club info, club de math, club de physique...y a une large bibliothèque, et puis les occasions de "culture" ne manquent pas .. les occasions de discuter les sujets d'actualité, la politique etc. sont aussi nombreuses..
dans mon ancien bahut, on était supposé avoir tout ça, mais réellement, on ne l'a jamais eu: par flemme des profs, leur manque d'interet, leur manque de temps (i9arriw fel outid)ou tout simplement la logique incontournable tunisienne qui dit : avoir le plus de fric on ne foutant rien..quant à tout ce qui touche de pré ou de loin à "avoir un avis personnel sur un sujet politique ou autre" je me souviens que notre prof de tarbya madanya, nous interdisait formellement de parler en cours : "la loi ne se discute pas!"
donc, si on exige un certain niveau des jeunes il faut qu'on leur ait offert d'ores et deja un minimum de moyens..
si on ne leur(nous) inculque aucune de ces valeurs, ptet anodines à leur jeune age, c'est normal qu'à 20 ans ou 25 ans, ils(nous) ne pensent encore qu'à rigoler, danser, boire, fumer...Etc.
pour finir, je ne prends pas la défensive, je suis aussi déçue par la jeunesse tunisienne dont je fais partie.. mais je suis aussi convaincue qu'on n'y peut rien, sinon aux générations à venir, donc, je frustre toute idée en moi, et je bêle en dansant du house (ça se danse comment déjà :D )

H&M a dit…

PS. je suis désolée de ce très très long commentaire :D je ne m'en suis pas rendue compte :p

romdhanek mabrouk :)

mehdi a dit…

j aiiiiiiiiime ce post bravo nadia
parcontre j ai pas encore decouvert comment on vote pour un post!!malgré que je traine depuis un bon bou de temps sur la tunisss.......eclairez moi plz..

Zoubeir a dit…

nos jeunes sont le fruit du désert culturel ou nous vivons le fruit de la famille qui n'est plus celle d'avant le fruit aussi d'un systéme éducatif défaillant et de l'absence d'objectifs pour lesquelles la jeunesse est traditionellement préte a se battre... on ne peut récolter que ce que on a semer.

Triple blog a dit…

@zoubeir: on devrait s'abstenir de donner des leçons et de juger la "jeunesse tunisienne" quand on a du mal à maitriser le passé composé ( 3eme primaire) ...
Je te cite "on ne peut récolter que ce que on a semer".
Cherchez l'erreur !!!

zoubeir a dit…

@triple blog: 1- je ne vois pas le rapport avec le fond du sujet 2- cette faute confirme ce que je pense du systéme éducatif 3- je suis Bac+5 4- je ne te repond plus.

sarra a dit…

je suis daccord avec samsoun en haut, on n'a pas le choix en tunisie , le boulot elli najjmou nai5thouh feessif si ce n'est pas un stage non payant et penible c'est celui du marketting a tunisiana ou chai pas ou que tout le monde s'arrache, je ne suis pas daccord avec le fet que tout le monde s'esnfou ou tout le monde travaille a fond pour avoir de l'argent pour la rentree tout ca ca existe partout ce nest pas juste tunsien.. je suis tres daccord avec la frime et tout ce qui va avec ca existe et a fond aussi example a sousse c'est une catastrophe vraimant du jamais vu..
bon je suis au states et la mentalitee est tres differente comme dis samsoun, ici il y a du travail et tu n'est pas obligee de souffrir pour travailler comme en tunsie, car on te donne tes droit quelque soit...bref , le probleme ce n'est pas les jeunes mais c'est absolument la societe toute entiere... Moi j'adore la musique house je vais en boite et j'adore, mais pas pour frimer ou claquer l'argent de mes parents, jamais de la vie, voila ce que je voulais dire c que on doit pas tomber que dans deux categories, il existent de tout en tunsie........
tres bonne musique ;)

heliodore a dit…

"passer sans faire du bruit"
tu l'as dis !!!

nirvanaghost a dit…

salut c hich de kram je suis de passage dan ton blog j'ai très bien aimé bon ce que je peux dire sur ton blog c'est que bon j'ai lu une fois dans un article de quelqun qui a gagné le prix nobel y a pas longtems (le nom sur le bout de langue bah j'ai pas trouvé mais ça ressemble à Mendel je crois) bon bref le critère et le procursseur majeur de developement du 21ème siecle de c'est la liberté fourni au peuple et surtout la liberté de pe,seé or toi et moi savent se qui existe ici.. donc au delâ des illision que veut enraciner le gouvernement on est un pays sous-développé qui en plus souffre ces derniers année de plusieur crises et de lacunes.. et qui provoquent son stagnation.. notre économie souffre à cause d'une conduite stratégie gouvernomentale aveugle depuis fin année 90.(corruption+privitation sèvere).la culture underground existe comme l'a dit quelqun qui m'a précédé dans les commentaire c'est dans les grandes villes

nirvanaghost a dit…

en effet, je réalise que j'ai répondu au deux article "jeune et con" et "smig" au mm temps euh désolé... bon je veux ajouter quelque chose quoique cette culture existe elle demeure tres peu en amont et en aval