Chroniques de bureau : (1)

La trentaine passé de peu, il n'est ni grand ni petit, ni blanc ni noir, "asmar" pour certains, "azreg" pour d'autres, selon le degré de sympathie qu'on lui accorde...
Il a beau supporter le Club Africain, habiter Tunis depuis sa première année de fac,son accent tunisois maladroit trahit sans mal ses origines rurales..D'ailleurs il ne veut jamais parler de ses racines, juste dire "el bled" quand il veut faire allusion à sa ville natale..
Doté d'une intelligence moyenne, il a su la compenser par un degré de malice hors norme..Il faut dire que personne ne lui a fait de cadeaux, sa chance il l'a provoqué à force de persévérance et d'endurance..
Il dit bonjour à tout le monde, parle de religion, de prière et de voile avec ferveur, avec ceux du personnel qui sont pratiquants, et n'hésite pas à les dénigrer avec ceux qui sont alcolos ou hâtés..
Sa plus grande qualité? sa capacité à s'adapter à toutes sortes de discussions ou de situations..C'est un fin psychologue, il lit dans les pensées des gens et leur dit juste ce qu'ils veulent entendre...Parfois il est amené à dire le oui et le non en une seule phrase, et le comble c'est que personne ne pourra douter de sa sincérité..
Avec ses supérieurs, c'est pareil..Ce petit exercice n'a plus de secret pour lui, il n'a qu'à suivre les expressions du visage de son patron pour décider de l'attitude à suivre..
Sa devise? "Eddenya m3A el wa9ef", chaque nouvelle nomination constitue pour lui un nouveau jeu, les cartes étant redistribuées l'ennemi d'hier devient l'ami d'aujourd'hui et loyauté oblige il ne manque jamais de le lui démontrer à coup de "sabba",de "9offa" et de "tbandir"..

Il est le premier arrivé au bureau, le dernier sorti, du moins toujours après son patron afin de marquer des points, peut importe qu'il soit resté à surfer sur internet, parler au téléphone ou tout simplement à ne rien foutre..

Cette personne vous rappelle-t-elle quelqu'un?

De toute façon toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ne saurait être que fortuite .


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حاسبني بجلدو



كفرخ صغير يعمل عملة، أمو تمشي للمعلمة تقوللها حاسبني بجلدو،
هذا بعدما بوه يكون كلالو قلبو...
وأختو الكبيرة قصتلو لسانو...
زعما كيكبر الفرخ هذا ما يقعدلو شي في
"l'inconscient" متاعو؟؟


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A la salle d'attente de l'Institut Salah Azaiez de la capitale, un grand nombre de patients attendent interminablement leur tour. Certains d'entre eux gémissent de douleur, d'autres sont balancés sur des lits et ignorés pendant des heures le long des couloirs..
Les visages sont pâles, les traits tirés...Le nombre de chaises entreposé est largement inférieur à celui des malades, ces derniers fatigués s'écroulent sur les marches de l'escalier, ou même à ras le sol..Certains sont venus du fin fond du sud, de Matmata, Tataouine.. d'autres de villages éloignés du Nord ouest..Pour arriver à l'hôpital à 7h, afin de procéder aux formalités d'inscription, beaucoup ont passé toute la nuit à courir d'un moyen de transport à l'autre..
D'ailleurs, chaque venue à l'hôpital est un véritable calvaire morale et financier, beaucoup n'ont pas les moyens financiers pour faire les déplacements récurrents de là ou ils habitent à l'hôpital.. Les chanceux arrivent à se faire loger par un membre de la famille habitant la capitale, pour tout les autres c'est un combat de tous les jours..
L'hôpital n'arrive plus à héberger les malades dont le nombre s'agrandit d'année en année, parfois pour prendre un rendez vous pour une mammographie, celà peut prendre des mois et des mois, et tout le monde sait que ce genre de maladie n'attend pas, c'est une question de vie ou de mort!
Tous se plaignent de l'encombrement des lieux et affirment que le personnel de l'institut pratique un certain favoritisme à l'égard de certains : des malades attendent leur tour pendant cinq ou six heures tandis que d'autres sont admis rapidement.
Des médecins pour la plupart arrogants, impolis, et n'ayant aucun respect pour les malades...Chaque consultation dure à peine quelques minutes, un travail à la chaîne qui laisse le patient dans l'incompréhension et le flou total...Pourtant Dieu seul sait combien ces malades ont besoin de réconfort et d'une aide psychologique de tous les instants du corps médical et soignant..
Patients,parents ou corps médical, tous affirment unanimement que l'institut Salah Azaiez n'est plus désormais en mesure d'assurer les prestations nécessaires pour soigner les malades du cancer.


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Rouge sang



O défenseurs de la patrie!
Rassemblés autours de la gloire de notre temps
Le sang afflue dans nos veines,
Nous mourons pour notre terre.
Laissons les cieux hurler le tonnerre.
Laissons la pluie, la foudre et le feu.
Hommes et jeunes de Tunisie,
Hissons sa force et sa gloire,
Pas de place pour les traîtres en Tunisie,
Seulement pour ceux qui la défendent,
Nous vivons et mourons en fidèles de la Tunisie,
Une vie de dignité et une mort dans la gloire!


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Chantons puisque tout va bien..

Parceque nous sommes le pays du bonheur éternel "tounes balad elfara7 eddaem", je n'ai pas trouvé mieux qu'une chanson pour traduire l'actualité sociale que nous vivons...




Un grand soleil noir tourne sur la vallée
Cheminée muettes - portails verrouillés
Wagons immobiles - tours abandonnées
Plus de flamme orange dans le ciel mouillé

On dirait - la nuit - de vieux châteaux forts
Bouffés par les ronces - le gel et la mort
Un grand vent glacial fait grincer les dents
Monstre de métal qui va dérivant

J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or

J'ai passé ma vie là - dans ce laminoir
Mes poumons - mon sang et mes colères noires
Horizons barrés là - les soleils très rares
Comme une tranchée rouge saignée rouge saignée sur l'espoir

On dirait - le soir - des navires de guerre
Battus par les vagues - rongés par la mer
Tombés sur le flan - giflés des marées
Vaincus par l'argent - les monstres d'acier

J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or

J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moi
Y a plus rien à faire
Quand je fais plus rien - moi
Je coûte moins cher - moi
Que quand je travaillais - moi
D'après les experts

J'me tuais à produire
Pour gagner des clous
C'est moi qui délire
Ou qui devient fou
J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moi
Y a plus rien à faire

Je voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or...

Les mains d'or, Bernard LAVILLIERS

A tous ceux qui ne demandent qu'à traviller..
A tous ceux qui souhaitent vivre dans la dignité..

Grand chapeau à tous nos médias, qui ont réussi à garder le silence sur ce qui se passe dans le pays depuis bien des mois..une vraie performance!


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1er Mai ou 1er Avril ?

La fête du travail est traditionnellement consacrée à la mobilisation des travailleurs pour faire entendre leurs voix, à manifester et revendiquer leurs droits..
Dans une conjoncture économique mondiale particulièrement difficile, le 1er mai de cette année a vu éclater plusieurs manifestations de part le monde pour dénoncer la baisse du pouvoir d'achat conjuguée à une crise alimentaire mondiale et la hausse des prix du carburant(ici).
En Tunisie, notre fête du travail à nous est traditionnellment consacrée à la farniente, la grasse matinée, la chicha et les cafés...
Le pouvoir d'achat des tunisiens ne s'est jamais porté aussi bien, le chômage on ne connaît pas, on fait du plein emploi et on va même avoir besoin de main d'oeuvre étrangère bon marché pour construire tous les projets pharamineux qui verront le jour d'ici peu...
Les salaires augmentent chaque année,non pas pour combler l'inflation, mais pour face à la hausse des coûts de la vie, le droit des salariés est garanti, les syndicats organisés et les patrons veillent à ce que leurs salariés bénéficient des meilleures conditions de travail..

Alors tant que notre 1er Mai à nous est vécu comme un 1er avril, pourquoi manifestons nous?

PS: une pensée particulière aux habitants du bassin minier de Gafsa, ils n'auront certainement pas la médaille du travail, mais celle du courage et de l'estime de la part d'une simple bloggeuse qui observe de loin, et passe son 1er mai devant l'écran de son ordinaeur..


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Comme bon nombre de pays de part le monde, le système économique tunisien est celui d'une économie d'endettement.C'est à dire un système financier où prédomine la finance indirecte, sous la forme d'un financement par le crédit.
Les banques prennent un risque de crédit après l'avoir évalué et financent les opérations dont elles anticipent favorablement le résultat. Le crédit constitue ainsi le principal mode de financement de l'activité productive. Même lorsque les entreprises ont par leur dimension un accès au marché des valeurs mobilières, la faiblesse du taux d'autofinancement implique le recours complémentaire au crédit.

Même dans le cadre d'une économie de marchés financiers, système qui priviligie la finance directe et le recours au marché, la présence des banques est tout aussi importante puisqu'elles sont présentes comme offreurs et demandeurs de titres, mais aussi pour financer les agents qui n'ont pas de dimensions suffisantes pour emprunter sur le marché des titres..

Loin de moi l'idée de vous casser la tête avec des définitions économiques abstraites, ce que je voulais en venir par là c'est que les banques occupent une place très importante dans le système financier mondial, c'est un maillon indissociable de la chaîne économique..Pourtant, j'ai beaucoup entendu que travailler dans une banque est 7ram (péché)..

Un phénomène nouveau, et qui prend de plus en plus d'ampleur chez nous c'est de s'interdire de travailler dans une banque, souscrire à des prêts, voire même loger son argent dans un compte (productif ou non d'intérêt) en se basant sur le fait que la banque pratique l'usure (riba) et qu'il a été confirmé du prophète (sallahu `alayhi wa sallam) qu'il a maudit ceux qui ont mangé/profité (akil) de riba aussi bien celui qui est responsable (des transactions), celui qui écrit (les transactions) et les témoins (des transactions) et il a dit :

« ... ils sont pareils/égaux ... » rapporté par Muslim.

Le Coran a aussi parlé de Riba, et d'intérêt usuraire, mais je ne connais pas la sourate exacte qui parle de ça..

Alors travailler dans une banque est-il vraiment péché??
Je n'ai pas l'habilité de répondre à ça, je n'ai ni l'aptitude ni le savoir nécessaire pour répondre à ce genre de problèmes. Cependant, je suis persuadée que le contexte économique actuel et celui où a été dit ce 7adith sont totalement différents!
Peut-on comparer l'activité des banques par celui du riba dont parle le 7adith?
Le gain principal des banques provient des marges d'intérêt, c'est le prix de l'argent..Je suis peut être naîve, mais toute chose a un prix, c'est comme si tu achètes un style à 500 millimes, pour les banques tu achètes 100D maintenant à 150D après quelques temps..est-ce mal??

Et pour ceux qui se refusent de travailler dans une banque, ils vont certainement travailler dans une société, qui est certainement endettée, ils vont aussi vivre dans un pays qui a forcément des dettes, ils vont s'acheter des produits de consommation qui sont produits par des sociétés endettées qui résident dans des payés endettés...Comment ils vont faire pour s'échapper de ce cercle vicieux?

Même si l'autorité d'AL Azhar a autorisé l'usure (ici) il y a de ça quelques années, beaucoup se désengagent des banques commerciales, préférant plutôt les banques islamiques (pourtant, la gestion de ces banques n'est pas des plus catholiques )(ici)

On dit que le commerce de l'argent est illicite, alors que dire de ceux qui font de la religion leur fonds de commerce..?

Je suis pas imam, je ne veux pas de fatwas, je veux juste comprendre..

Alors est-ce vraiment 7ram??


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L'une des meilleure façon de doper l'économie et de lutter contre le chômage c'est d'encourager l'investissement privé..La Tunisie s'est même fixée un objectif de créer 70.000 nouvelles entreprises à l'horizon 2009, mais ce chiffre semble à ce jour très difficile à atteindre vu l'immense difficultés que rencontrent les nouveaux promoteurs dans le financement de leurs projets..

Comment peut-on se lancer dans les affaires quand on a l'idée mais pas l'argent nécessaire à la réaliser? c'est très difficile de répondre à cette question, les seuls éléments de réponse que j'ai eues proviennent des "mercredi de la création de l'entreprise", une manifestation qui s'est déroulée la semaine dernière sur tout le territoire tunisien..l'idée était d'encourager les fonctionnaires à créer leurs propres entreprises, le résultat n'était pas fameux vu qu'en quatre années, cette manifestation n’aura réussi à attirer que 122 fonctionnaires, dont seulement 84 ont eu l’accord du premier ministère pour le faire!

Quand aux jeunes diplômés qui arrivent avec un diplôme à la main, un projet dans la tête et rien dans la poche, et bien c'est d'autant plus dur pour eux de réaliser leur rêve puisqu'ils se voient freinés dès le premier obstacle du financement..
On pourra très bien comprendre l'aversion des banques commerciales quand à l'octroi des crédits dits risqués, l'application des normes de gestion prude nielle et une méfiance quand au savoir faire des jeunes promoteurs généralement inexpérimentés pousse les banques à imposer des conditions draconiennes en matière de taux et de garanties réelles exigées..
Mais ce qui est étonannant à mon sens c'est quand une banque étatique, la BFPME pour ne pas la citer, qui se doit d'encourager l'investissement et développer le réseau des estrprises en Tunisie, s'emploie elle aussi à appliquer des taux qui ne diffèrent pas de ceux appliqués par les banques commerciales et exige elle aussi ces fameuses garanties réelles!

Alors comment peut on atteindre les 70 milles nouvelles entreprises si on n'encourage pas les jeunes porteurs de projets sans ressources??

Faire des Masters Professionnels "Entrepreunariat et création d'entreprises" dans les facs c'est bien (quoi que pour moi on n'a pas besoin de faire un master pour créer sa propre entreprise..c'est plutôt un master bouche trou de plus pour des chômeurs en moins dans les statistiques...), organiser "les mercredi de la création de l'entreprise" chaque année c'est bien aussi, parler d"encouragement de l'investissement privé" à chaque journal télévisé c'est bien, mais là il faut bien que les moyens financiers suivent parce que sinon toutes ces initiatives perdent de leurs crédibilité...

Si les banques et les institutions financières classiques ne peuvent pas jouer ce rôle, il est impératif de trouver une autre alternative qui pourra donner un coup de pouce aux jeunes promoteurs le temps qu'il mettent leur projet en marche..
Le salut pourrait peut être venir des "BUSINESS ANGELS", ces individus qui investissent une partie de leur patrimoine personnel dans des sociétés nouvelles à potentiel, auxquelles ils croient. Mais leur intervention ne se limite pas à cet aspect financier : il peuvent également mettre à la disposition des entreprises qu'ils financent leurs compétences, leur expérience professionnelle, leur réseau relationnel et leur enthousiasme.

J'ai lu qu'ils seraient 3000 en France, 50000 en Grande Bretagne et plus de 500000 aux Etats unis à aider les jeunes créateurs d'entreprise à développer leur propre business..Mais combien seront ils prêts en Tunisie à aider les nouveaux promoteurs à voler de leurs ailes? A-t-on la culture nécessaire pour donner un tant soit peu de son temps ou de son argent pour participer à une aventure, permettre à de nouvelles entreprises de voir le jour, et jouer ainsi un rôle dans le développement économique et dans la création d'emplois??

On a un proverbe bien de chez nous qui dit "nafsi nafsi la yar7am man met..", aujourd'hui j'aimerais bien croire le contraire et dire "ettounsi letteounsi ra7ma"..après tout l'espoir fait vivre..



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appréciez la différence..

Vous connaissez la dernière mode en matière de salons de thé?
Non,ce n'est ni le thé à la menthe à 3D ni les écrans plasma qui passent les clips pourris de Rotana à longueur de journée..allons,tout ça est bien démodé..
Maintenant pour être in, les salons de thé vous proposent des cafés signés ILLY et Lavazza..
L'express à 1400 devient Espresso à 2500..pour un café entrée de gamme..9alou chneya "appréciez la différence"!



En d'autres termes ahwka on vous sert votre produit local infecte à des prix raisonnables, sinon vous pouvez toujours appréciez la différence et gouter au vrai café..en payant le double biensur..une application directe de l'adage "illi fi 3Inek 7lé, rahou mel barra jé"
Bon, jusque là rien de spécial, chacun est libre de choisir le café qu'il veut, mais là où ça devient exaspérant c'est quand on vous impose de commander les cafés illy, non pas parce que vous le valez bien mais parce que ke le produit local n'est pas servi les samedis...
Alors, vous commandez votre illy, vous le buvez machinalement dans un salon de thé plein à craquer..Froukh, Joujma et Dokhane kima el3ada.. Et puis vous rentrez, tout en ayant apprécié la différence..au niveau de la note que vous avez payé..


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la loi du plus riche..

Pendant ma petite expérience dans mon milieu professionnel j'ai appris une chose:
ON NE PRETE QU'AUX RICHES!!
Plus t'es riche, plus on te court après..tes désirs sont des ordres, tous les services sont gratuits, et la moindre réclamation peut devenir une affaire d'état..
Pendant mes longues journées au bureau,j'ai pensé aux jeunes promoteurs, qui ont la tête pleine d'idées mais les poches qui suivent pas..est-ce qu'on leur fournirait les mêmes services?


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A mes chers amis futurs bacheliers



Chers amis bacheliers, futurs bacheliers, avant de lancer des youyous (tzaridou bel 3arbi) lors de la proclamation des résultats, pensez un peu à ce qui vous attend..
Entre nous,ce n'est pas pour minimiser vos efforts, mais réussir au bac de nos jours est presque à la portée de tout le monde, les 25% sont pour quelque chose n'est ce pas?;-)
Bref, le plus dur ce n'est plus de réussir au bac mais de réussir à avoir son choix (je parle l'orientation bien sur). Certes vous n'avez pas trop le choix, puisque même avec 18 de moyenne ce n'est pas garanti, mais quand même il faut réfléchir à deux fois avant de choisir la filière que vous voulez suivre..
En lisant un article sur webmanagercenter, j'ai pensé à vous qui êtes entrain de réviser, de passer des nuits blanches à apprendre vos formules, à faire 4 ou 5 cours particuliers (9alek 7atta esport ya3mlou fih études..emméla kifech ya7efdhou l'enchainement mta3 elgymnastique?!!), à vos parents qui prient pour vous matin et soir et qui mettent à vos dispositions les gros moyens, à vos voisins qui attendent votre réussite bech yéklou elmabrouk..eh ben je me suis dit qu'il était de mon devoir de vous éclairer un peu sur ce qui vous attend..Bon majebtech essid min wedhnou, c'est que quelques chiffres, mais qui peuvent après vous être utiles..La vérité, tout le monde monde sait qu'il y a un problème de chômage des diplômés du supérieur dans le pays, mais ahawka avec ces informations vous pouvez réfléchir sérieusement avant de faire votre choix..
7acilou bonne lecture et surtout bon courage..

Etude Banque mondiale : les diplômés universitaires les plus frappés par le chômage

Selon une étude de la Banque mondiale, menée en partenariat avec le ministère de l’Emploi et les autres institutions tunisiennes concernées par cette question, le taux de chômage des diplômés universitaires de la cohorte 2004 est estimé à près de 45,6% des actifs, et il est plus élevé pour les femmes (51,6%) que pour les hommes (38,3%). Ce taux serait nettement plus élevé sans la contribution des divers instruments de la politique d'emploi (SIVP1, subventions salariales, formation complémentaire).
Engagée dans le prolongement des conclusions de l’étude stratégique sur l’emploi achevée en 2004, cette étude a été réalisée sur la base des résultats d’une enquête menée fin 2005 - début 2006 auprès d’un échantillon représentatif de diplômés de l’année 2004.
Il en ressort que le chômage touche en particulier les techniciens supérieurs et les maîtrisards -qui représentent plus de 90% des diplômés- et atteint des taux respectivement de 50% et 48% dans ces deux catégories. Le taux de chômage moins élevé des maîtrisards s’explique en partie, selon l’étude, «par la forte rétention exercée par la poursuite d’étude post-maîtrise ou par les formations complémentaires notamment celles organisées dans le cadre du Fonds National d’Emploi». En effet, parmi les 22.281 maîtrisards diplômés en 2004, 23,2% suivaient à la date de l’enquête un cursus s’études supérieures ou une formation complémentaire contre 11,5% parmi les 13.003 techniciens supérieurs. Le chômage affecte moins les autres catégories de diplômés avec un taux de 9% pour les architectes, 18% pour les ingénieurs et 20% pour les médecins.
Le taux de chômage des techniciens supérieurs et des maîtrisards varie énormément selon la spécialité d’étude. Ainsi, chez les techniciens supérieurs, le taux de chômage est le plus élevé (71%) chez ceux spécialisés dans l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire qui représentent une faible proportion (4.8%) de l'ensemble des techniciens supérieurs. Cependant, le chômage se pose avec plus d’acuité pour les techniciens supérieurs en gestion et administration (qui représentent 12,7% de l’ensemble des techniciens) chez lesquels il se situait à 60% à la date de l’enquête. Les techniciens en informatique et informatique de gestion, et les techniciens en mécanique et électricité, qui représentent 25,6% du total des techniciens supérieurs, sont également exposés à un chômage élevé avec des taux respectivement de 45,4% et 42,1%.
Il est le moins élevé (40%) chez les techniciens de la santé et des services sociaux qui constituent environ 10.3% de l'ensemble des techniciens.
Les diplômés issus des ISET qui représentent 39,7% du total des techniciens supérieurs sont moins exposés au chômage (45%) que ceux provenant des autres institutions d’enseignement supérieur (53%).
Parmi les maîtrisards, le taux le plus élevé (68%) se trouve dans la filière «droit» qui représente 8.5% du total des maîtrisards. Dans la branche «informatique», qui représente seulement 4,5% du total des maîtrisards, il est de 29%.
En termes d’effectifs chômeurs, la branche «gestion et commerce» se situe au premier rang avec 1.434 chômeurs suivie par le droit avec 789 chômeurs.
Touchés eux aussi par le chômage, les ingénieurs connaissent des fortunes diverses, selon leur spécialité. Le taux de chômage est plus important dans les domaines liés à l’agriculture. Les diplômés en informatique et télécommunications qui représentent 25,6% du total des ingénieurs sont nettement moins touchés par le chômage (11,7%). Le taux de chômage le plus élevé (31,5%) se trouve parmi les diplômés dans le domaine de l’agriculture et des industries agroalimentaires qui représentent 29,4% du total des ingénieurs.
Problème préoccupant, le chômage des diplômés du supérieur devrait se poser avec plus d’acuité au cours des années à venir en raison, explique l’étude, de «la croissance encore rapide de la force de travail et la part de plus en plus importante des nouveaux diplômés universitaires». En effet, dans les dix prochaines années, la force de travail pourrait augmenter de 1.8% par an, alors que le nombre de nouveaux diplômés du supérieur augmentera de 60.900 en 2006-2007 à 79.900 en 2010- 2011. Ce qui veut dire que 87.000 emplois devront être créés en moyenne, chaque année pour maintenir le nombre de chômeurs à son niveau actuel.


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Pendant ma petite absence sur la blogosphère, j'ai remarqué que la majorité du trafic généré sur mon blog provient de lecteurs qui ont fait des requêtes portant sur les centres d'appels: "centre d'appel tunisie", "centre d'appel+salaire", "chômage+centre d'appel"...Rien d'étonnant, puisque ça m'est arrivé de parler de ce sujet à maintes reprises, mais surtout parce que c'est un secteur qui emploie actuellement 8000 personnes (selon des sources officielles). L'Etat voudrait même créer des branches spécialisées dans l'enseignement et la formation des futurs téléopérateurs, pour vous dire l'importance que revêt ce secteur dans l'employabilité des jeunes diplômés. Cependant, plusieurs zones d'ombre continuent d'entourer cette activité, notamment l'absence de législation spécifique qui garantie les droits de ceux qui travaillent dans les centres d'appel ainsi que l'absence d'autorités compétentes qui luttent contre les dépassements si fréquents relevés dans ce secteur d'activité.
Pour vous donner une petite idée sur la réalité des centres d'appel en Tunisie, je vous propose de lire cet excellent article, ainsi que les témoignages de certains qui continuent à être exploités dans l'ombre et l'indifférence totale:

"Depuis l’aube du troisième millénaire, marqué par la libéralisation progressive du secteur des services et l’entrée en vigueur des accords de libre échange, les centres d’appel ont profité des multiples privilèges fiscaux - notamment la loi 72 pour les sociétés complètement exportatrices - pour pousser comme des champignons un peu partout en Tunisie.

Le secteur de la délocalisation des services à valeur ajoutée a pris son envol en l’an 2000, après l’implantation à Tunis de la tentaculaire société française « Téléperformance ». Depuis, le nombre de centres d’appel, qui ne dépassait pas la somme des doigts d’une main, a grimpé de façon fulgurante, atteignant la vingtaine en 2003 et plus de cinquante en 2005. Ils emploient actuellement quelques 4000 téléopérateurs et téléopératrices, dont la majorité appartient à la gente estudiantine. Les patrons des jeunes pousses françaises choisissent la Tunisie - malgré la rude concurrence qu’exerce le Maroc dans cette activité - non seulement pour bénéficier des avantages préférentiels qu’accorde l’État aux investisseurs étrangers, mais aussi pour compresser les charges puisque les salaires sont ici cinq fois inférieurs à ceux accordés en Europe. En plus de trouver une main d’œuvre à bon marché, les exploitants des centres d’appel tirent certainement profit de la maîtrise parfaite des langues étrangères, surtout du français, chez bon nombre de jeunes Tunisiens. La discipline, le faible taux d’absentéisme et la capacité des jeunes cadres tunisiens à communiquer à distance ne peuvent qu’augmenter le bénéfice de ces sociétés.

Au départ, les centres d’appel ont constitué une aubaine pour les étudiants souhaitant assurer leur indépendance financière vis-à-vis de leurs parents et voler de leurs propres ailes, mais au fil des années, le marché des délocalisations des services s’est transformé en un phénomène qui mérite d’être analysé en profondeur. En effet, de nombreuses informations font état de plusieurs abus et de pratiques illégales, soulevant ainsi certaines questions : quelle évaluation peut-on faire du rendement économique et social des centres d’appel en Tunisie ? Ce secteur « prometteur » ne serait-il pas en réalité entrain de favoriser la précarité de l’emploi ?

L’absence de choix

« Je n’avais pas le choix », indique Ahmed, 29 ans, qui travaille comme téléopérateur, en dépit de son diplôme d’expert comptable. Comme des milliers de diplômés de l’enseignement supérieur, ce jeune homme a mis son diplôme au placard pour partir à la recherche d’un emploi, même temporaire et incompatible avec son niveau d’instruction. Diplôme en poche depuis 2002, Ahmed a « inondé » de demandes d’emploi les banques et les établissements financiers. Toutes ses demandes ont accusé une fin de non recevoir. Ainsi, il s’est vu contraint à exercer durant une année dans la précarité au sein d’une société privée, avant d’être remercié par le patron qui n’embauche des diplômés que pour bénéficier de la contribution aux salaires qu’accorde l’État dans le cadre des stages d’insertion dans la vie professionnelle.

Au sein du centre d’appel, où il travaille actuellement, le jeune diplômé touche 420 dinars par mois. « Je ne peux plus me passer de cette somme car il est hors de question que je recommence à demander de l’argent de poche à mon père », dit-il. Et d’ajouter : « ce salaire ne me permet pas néanmoins de faire des économies pour que je puisse convoler en justes noces avec la fille que j’aime. D’après mes calculs, la cérémonie du mariage coûtera 7000 dinars, dans le cas où la famille de ma fiancée m’épargne beaucoup de dépenses onéreuses et où je me contente d’un séjour dans un hôtel local au lieu du voyage de noces, sans parler de bien d’autres concessions nécessaires pour compresser les coûts. »

Tout compte fait, Ahmed ne pourra pas se marier avant trois ans. « C’est toujours mieux que rien, dit-il, mais encore faut-il que je sauvegarde mon poste d’ici là ». Sa crainte d’être licencié à tout moment découle du fait que les centres d’appel recourent, durant les deux premières années, aux contrats à durée indéterminée qui permettent à l’employeur de remercier les téléopérateurs quand il le désire, sans obligation de donner des explications ni d’octroyer des indemnités aux licenciés. Autant de précarité remet en question la contribution d’un secteur qui a le vent en poupe à la lutte contre le chômage des diplômés et à la stabilité sociale.

Dépassements et exploitation

Sophie, tel est le pseudonyme qu’utilise Asma, 24 ans, étudiante en troisième cycle Anglais, pour communiquer avec les Français du troisième âge qu’elle appelle tous les jours. Elle tente tant bien que mal d’avoir l’accent parisien, qu’elle connaît à travers les chaînes satellitaires françaises. Sa crainte d’être trahie par son accent arabe la travaille à longueur de journée : si ses interlocuteurs venaient à découvrir son origine, leur humeur risquerait de changer. Comment leur faire accepter cette bouteille de vin bordelais en contrepartie d’une participation à une réunion de promotion où ils seront « sommés » d’acheter verrerie en cristal ou appareil électroménager ? Cette étudiante qui, en début de carrière, s’est angoissée à cause de la vente du vin pour des considérations religieuses, surtout pendant le mois saint de Ramadan, exerce ce métier pour éviter les fins de mois difficiles. Une « fatwa », émise par un imam de la famille, préconisant que « la nécessité justifie la transgression des interdits » l’a finalement rassuré. Ce que Asma ne peut cependant pas accepter, c’est l’injustice et les moyens détournés auxquels a recours le patron depuis plus d’un an pour ne pas payer ses employés à temps et les priver de la couverture sociale. Bien que ces dépassements ne la préoccupent pas outre mesure, puisqu’elle ne compte pas faire long feu dans le centre d’appel, elle ne cesse de revendiquer le respect des droits des travailleurs par solidarité avec sa collègue Samia, 35 ans, mariée et mère de deux enfants, qui ne peut se passer de son gagne pain.

A en croire le témoignage de « M », 24 ans, titulaire d’un diplôme de premier cycle en économie et gestion qui a préféré garder l’anonymat, la question des dépassements prend parfois une tournure très sérieuse. Ce téléopérateur exerçant dans un centre d’appel spécialisé dans la voyance et « la vente d’illusions », sis à l’avenue Kheireddine Bacha, estime que son employeur ne respecte pas le code du travail. Le patron en question refuse l’augmentation des honoraires des heures supplémentaires, l’octroi des majorations aux employés travaillant plus de 45 heures et il est même allé jusqu’à supprimer la prime du transport nocturne ainsi que l’indemnité du mois de Ramadan. De même, il refuse catégoriquement la création d’un syndicat qui défend les intérêts des employés. Et notre interlocuteur de renchérir avec beaucoup d’amertume : « les dépassements ont même atteint le stade de l’humiliation. Un jour, l’un des gérants français du centre d’appel n’a pas hésité à répondre à un téléopérateur, qui contestait la détérioration des conditions du travail, que le marché français des délocalisations des services constitue une nouvelle colonisation, tout en l’invitant à partir si la situation ne lui plaisait pas. »

Tous ces dépassements et bien d’autres - certains centres d’appel emploieraient des jeunes sans contrat de travail - laissent de nombreuses questions en suspens : le secteur contribue-t-il réellement à résoudre le problème du chômage des diplômés ? Les autorités compétentes luttent-elles contre les dépassements qui vont crescendo et veillent-elles à l’application de la législation relative au travail dans cette activité ? Le code du travail suffit-il à lui seul pour protéger les droits des travailleurs ?"


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ملّى مرمّة



وين نتلفت نلقى مرمة، ندور عليمين مرمة،نغزر عليسار مرمة، مافمة كان الشوانط اللطف، تونس المرسى قريب تولي حومة وحدة، البالاص لاصق البالاص، لا منظر لا صفات، عشوش نعام و الأغرب من هذا كان الغلى و الكوى، تهو البحر الأزرق ول
"quartier huppé"
شقالي شقتلك نسكن بحذا كرفور يا بمبك..أما أنا ما فهمتش حاجة: في تونس ما نشوفو كان البني هو حتى المشاريع الإستثمارية الضخمة هي بالأساس متاع سكن وإلا ترفيه..يعني بالفلاقي متاع بني..تهو زوز مزالو كعرسو، ومزالو غاطسين في الديون لالعنكوش أول ما يعملو يزيدو يشنقو رواحهم بكريدي على خمسة و عشرين سنة لالبني! عادا كهي الحكاية هكة وكاحنا مانجمو نستثمرو في حتى ميدان آخر بخلاف الحجر والكنتول علاش نصعبو فها وهي ساهلة: مش لازم الجامعة تتأقلم مع متطلبات سوق الشغل؟ امالى انحيو كل ما هو آداب،تاريخ،حقوق..حتى الإقتصاد والتصرف إلي كثرو فيهم لين امصاتو..ونعوضوهم بشهادة الدراسات العليى في البني و المرمة، كما أنو في نطاق سيستام "الأل. أ م. د" تختلف الرتبة من صنف إلى آخر بحيث يكون صاحب دبلوم باك + تلاثة متخصص في سطل البغلي و تحضير التاي، باك + خمسة متخصص في الليقة و الزليز وكان المموار متاعو خادمو عالبلينطة فإنو ينجم يعمل ضربات بلينطة ساعات، بيانسور بعد ما يشاور عرفو الشاف شانطي صاحب الدكتورا في الميدان، خاصة إذا ناقش رسالة بحث عنوانها 'الليقة تجيب"..
وبذلك نكونو قد ضربنا عصفورين بحجرة: منا نقصنا مالبطالة ومنا خدمنا االشوانط الي عنا الكل في البلاد منغير مانتلزو نجيبو الشناوى كيفما يعملو زملائنا في البلدان الصديقة والشقيقة..وكيفما يقولوها
"Quand le bâtiment va, tout va."


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Quitte à tout prendre, prenez nos blogs et nos idées
Notre oxygène, notre échappatoire, nos plumes ça c'est déjà fait,
Avec votre pensée unique prenez nos médias, la télé,
Les journaux..notre indépendance,
Et même jusqu'à nos discussions dans les salons de thé,
De toute façon sans importance..
On peut bien vendre nos âmes au Diable,
Avec lui on peut s'arranger,
Puisque ici tout est négociable, mais vous n'aurez pas,
Notre liberté de penser!

action note blanche

Le 25 Décembre je m'associe à mes amis blogueurs en postant une note blanche pour exprimer mon soutien et ma protestation contre la censure de blogs tunisiens.


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Une note d'espoir..



Aujourd'hui je suis fière de moi..oui fière, non pas parce que je viens d'être recrutée dans une banque, mais parce que je l'ai fait sans la moindre intervention..oui "minghir aktef", personne ne m'a fait la moindre faveur, "laflen wassa laflen kallem 3leya.."..pourtant, tout le monde sait comment se fait le recrutement dans les banques..
J'ai passé cinq entretiens et des tests en tout genres: test d'intelligence et de logique, test psycho technique, test de personnalité, de longs entretiens avec le PDG et le Conseil d'Administration..Je voyais la fin à chaque étape, je me disais qu'en n'ayant pas de pistons c'était grillé d'avance, mais ils me rappelaient à chaque fois.. J'ai pris de l'assurance d'entretien en entretien..J'ai cru en mes chances jusqu'au bout, la sélection était dure, mais j'ai été prise à la fin..

Aujourd'hui, j'aimerais écrire une note d'espoir..j'ai beaucoup écrit sur le chômage, la corruption et les pistons sur ce blog..Mais ma récente expérience vient de me redonner espoir..Un espoir que je voudrais partager avec tous mes amis nouveaux diplômés ou chômeurs de longue date et qui galèrent à la recherche d'un emploi..Mes chers amis ayez confiance en vous, en vos compétence et en votre valeur..Tôt ou tard ça ne pourra que s'arranger..

Aujourd'hui, une nouvelle page s'ouvre dans ma vie, je ne sais pas ce que l'avenir me réserve, je ne sais pas si je serais épanouie dans mon boulot ou comment va évoluer ma carrière..Mais tout cela m'importe peu du moment que je savoure ma victoire sur l'injustice, la corruption, et la pistoncratie*

PS: pistoncratie: mot que j'ai inventé pour dire le contraire de méritocratie


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La terre ferme...ou presque..





Lorsqu'on se jette à l'eau, on est face à deux situations: soit on s'épuise et on se noie..soit on est sauvé et on touche la terre ferme..
Pour l'instant rien n'est sur..J'y suis presque, mais une tempête de dernière minute peut tout chambouler...seul le temps me donnera raison..


Faut-il prier pour des eaux claires
Et que quelqu'un m'entende ?
Pour ce qu'il me reste à être
Je voudrais me reprendre
Ma volonté est ainsi faite
Je ne voulais pas comprendre
J'ai donc quitté un monde en fête
Je reviens sans attendre
Je reviens sans attendre

Oh mon dieu que la ville est belle
De loin comme c'est frappant
Je me suis toujours foutu d'elle
Je serai revenant
Au milieu d'une mer d'octobre
Ou dans un ciel d'argent
Les rêves ne sont pas si propres
Je le sais maintenant

Amenez-moi à terre
Là où l'amour est merveilleux
Amenez-moi à terre
Là où je brûle de mille feux
Amenez-moi à terre
Là où je m'en crèverai les yeux
A l'abri de l'enfer
A l'abri du bon Dieu

Entends-tu dans mon sillage
Ce que j'ai entendu ?
Je reviendrai à la nage
Si la vie m'est rendue
Mon silence est bien trop long
Les mots n'ont jamais pu
Soigner ce que j'ai au fond
Ce que j'ai toujours eu

Une fois le pied à terre
Est-ce que la vie vaut vraiment ?
J'ai beau regarder la mer
Je vais replonger pour longtemps
Et ce soleil qui se couche
Fier de lui pour un temps
Faut-il donc qu'on le touche ?
Je suis brisé par le vent

Amenez-moi en mer
Là où l'amour est merveilleux
Amenez-moi en mer
Là où je brûle de mille feux
Amenez-moi en mer
Là où je m'en crèverai les yeux
A l'abri de l'enfer
A l'abri du bon dieu



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La fête du changement ?

J'avais quatre ans à peine quand notre cher et bienveillant président a pris le pouvoir. On est bien d'accord qu'à cet âge là on ne comprend pas grand chose..Même maintenant il m'est impossible de me rappeler de ce jour, j'ai beau fouiner, creuser tout au fond de ma mémoire, m'efforcer de me rappeler du moindre petit détail qui pourrait me ramener à cette date..mais rien n'y fait..Nada! Ce jour si important, si parfait, si extraordinaire, si mémorable, si sacré...n'a pas le moindre souvenir dans ma tête..
Et que dire alors de tous ceux qui sont nés après cette date si importante, si parfaite, si extraordinaire, si mémorable, si sacrée..Les pauvres, cette date ne veut rien dire pour eux parce qu'ils n'y sont même pas nés!!
Alors on a beau nous parler du changement, du "ta7awel moubarek" et du "taghyir"..nous ça fait 20 ans qu'on voit la même personne, partout, dans les rues, à la une des journaux et dans les JT..On n'a connu qu'une et une seule personne alors nous parler de "changement" c'est vraiment nous prendre pour des cons..Il faut dire qu'à 20 ans on prend le bus, le métro, on a le permis, on va à la fac, y'en a ceux qui bossent et il y a celles qui se sont déjà mariées.. cela va sans dire qu'on connait le sens des mots à 20 ans!
Et pour défendre ses droits, l'AJNAC (l'association des jeunes nés après le changement) demande qu'on renomme la fête nationale par un nom plus pertinent, qui serait plus en accord avec toute la noblesse du message que renvoie cette date et fait les propositions de noms suivantes:
-La fête de la durabilité
-La fête de la perpétuité
-La fête de la persistance
-La fête de la persévérance

L'AJNAC tient à signaler qu'elle est ouverte à toutes les propositions.
Merci


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Stop!!j'ai besoin de votre aide!

Je viens de recevoir un drôle de mail, me signalant qu'une grande société multinationale souhaite rajeunir son matériel informatique, par conséquent elle voudrait faire don de son ancien matériel..
Ils m'ont envoyé aussi un formulaire à remplir, ainsi que des conditions pour l'octroie de cette donation..
L'idée me parait très intéressante, surtout qu'ici en Tunisie ce matériel pourra faire le bonheur de beaucoup d'associations..
Dois-je faire confiance, ou est ce une nième arnaque sur le web?
Qu'en pensez vous?


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En parcourant le blog de Tarek Cheniti, je suis tombée sur un excellent commentaire analysant la situation des tunisiens appartenant à la classe moyenne.
En effet, en s'appuyant sur une étude réalisée par le Ministère des Affaires de la Femme, de la Famille, de l’enfance et des personnes âgées, la situation de la famille en Tunisie serait des plus critiques, pire encore elle serait en faillite.
Si l'on se réfère à cette étude, la grande partie des problèmes familiaux revient à des causes financières (incapacité de payer les dettes, insatisfaction par rapport au pouvoir d'achat, dépenses relatives au logement..). Cette pression permanentes sur les ménages tunisiens, pousse bon nombre d'entre eux à souscrire des crédits: un pour la maison, un autre pour la voiture populaire, un troisième pour les vacances, et bien d'autres pour l'écran plasma, les études du fils ou le trousseau de la fille..
Cet engouement pour les crédits à la consommation, cette course effrénée vers le "confort" et cet amour pour les "madhaher", ne sont ils pas en fin de compte préjudiciables à l'équilibre de la famille tunisienne, de plus en plus sur-endettée et désorientée ?
Sommes nous entrain de récolter les fruits amers de la politique qui a forgé le "miracle tunisien"?
Avoir une maison, une voiture, partir en vacances..c'est le droit de tout un chacun, mais à quel prix? Faut-il sacrifier son couple, détruire sa famille sous le poids des dettes pour construire cette classe moyenne, fierté de la nation?
A mon avis, sans une réelle amélioration du pouvoir d'achat, la classe moyenne continuera à être surendettée, à vivre au dessus de ses moyens, à souffrir et à suffoquer..je vous laisse imaginer les répercussions sur l'équilibre de la société, quand on sait que plus de 60% de la population tunisienne est de classe moyenne..

PS: ce post a été inspiré par le commentaire de "anonyme17" sur le blog de Tarek, je me permet de le recopier ici sur mon blog pour plus de visibilité, j'espère que cela ne dérangera pas son auteur:

هل تعلن الأسرة التونسية إفلاسها في ظلّ التقارير التي صدرت عن وزارة شؤون المرأة والأسرة والطفولة؟ أكّدت المعطيات أنّ 44 بالمائة من الخلافات العائلية التي تؤدّي بعضها إلى الطلاق تعود أسبابها إلى عدم قدرة الأسرة على أعباء القروض، فيما ترجع 14 بالمائة منها إلى عدم اقتناع أحد الزوجين بالمصروف اليومي، أمّا مصاريف السكن فتسبب في الخلاف بنسبة 13 بالمائة. وبذلك تمثل هذه العوامل المتشابهة السبب الأول في النزاعات العائلية بنسبة 71 بالمائة. فهل نحن على أبواب أزمة اجتماعية بسبب هذا الإفراط في التداين من أجل حياة الإستهلاك الكامل التي تتجاوز القدرات الذاتية لمن استحكمت فيهم السلوكات التفاخرية؟
وإذا كنا أبعد عن الأزمة التي عاشها الاقتصاد الأميركي بسبب مشكلة الرهن العقاري وما انجرّ عن ذلك من ارتباك المنظومة الإقتصادية العالمية، إلاّ أنّ ذلك لا يقلّل من وطأة هذا الوضع على العائلة التونسية وتصاعد الضغوط عليها، كما يطرح أسئلة ضرورية حول "الرخاء" المزعوم الذي تعيشه "الطبقة الوسطى"، مفخرة المعجزة الإقتصادية التونسية !
عائلة تحت الضغط
بات من البيّن التدهور الذي تشهده المقدرة الشرائية ليس فقط لذوي الدّخل المحدود وإنّما للشريحة الغالبة من المواطنين، تدهور عكسته الصناديق المكوّمة بالخضر والغلال أثناء شهر رمضان حيث كثر العارضون وانكفأ المشترون على ما أبقاه لهم الدخول المدرسي ونعمة الكراس 2×1 ذي الثمن العجائبي: 6د وزيادة (لا يلاحظ الكثيرون أن هذا الثمن يفوق في بعض الأحيان أجر يوم عمل في القطاع لفلاحي).
سجّلت الأرقام الرسمية لسنة 2006 ارتفاعا في مؤشر الإستهلاك بما يساوي 5.4 بالمائة، فيما ارتفع مؤشر النقل بـ 6.4 بالمائة. وفي ظلّ ارتفاع نسبة التضخّم إلى 4.5 بالمائة فإنّ الحديث عن رغد العيش هو أقرب للأحلام والدعاية منه إلى الوقائع.
منير رجل تربية بدأ حياته العملية في أواسط السبعينات علّق على ما آلت إليه حالة عائلته المادية وفي العين قذى وفي القلب شجى قائلا: بدأت حياتي العملية بأجر لا يتجاوز 54 دينارا و240 مليما حتى إننا كنا نعلّق على ذلك مازحين بالقول 54 دينارا وعلبة سيجارة "خضراء". كان هذا الأجر يكفي لأن يبني الإنسان حياته. لقد اشتريت الأرض التي أحببت وبنيت عليها منزلا فصّلته على عيني واخترت زوجة خيّرت أن تبقى بالبيت فتهتمّ به وبتهيئة حياة مستقرّة... كان ما أتقاضاه يكفي كلّ هذا ويزيد، بل يكفي لوازم الملابس الأنيقة التي تستلزمها مكانة المعلّم المرموقة في ذلك "الزمن الغارب"... تنهد طويلا ثمّ أضاف: رزقني الله بالأولاد، لم اكن أتخيّل يوما أن أعجز عن تحمّل أعباء دراستهم، كنت في تلك الفترة أتفهّم ان لا يحصل ابن المعلّم على منحة دراسية بالنّظر إلى قدرتنا على توفير كلّ المستلزمات، لكن سبحان مغيّر الأحوال. ولو استقبلت من أمري ما استدبرت لاخترت زوجة تعمل لهذا الزمن "الأسود".
وتدخّل صديقه علي وهو أستاذ أصغر منه سنا دخل ميدان العمل مع كشف المعجزة الإقتصادية عن بركاتها... علي تزوج منذ سنين ثلاث زميلة له وهو يعمل ويكدّ، لم يترك مصدرا للتكسّب إلاّ وجرّبه كما قال: تعليم رسمي و ساعات إضافية وتدريس بمدرسة حرّة والوقوف على ابواب الميسورين لبيع المعرفة لأبناء أزهد ما يكونوا في بضاعة العلم الكاسدة. لقد غدى المنزل أشبه بمبيت ألتقي فيه أنا وزوجتي بعد أن يمضي بعض أجزاء الليل، كلّ هذا من أجل أن أوفّر ما أستطيع به تعويض ما يقتطعه استخلاص قرض سكن رهنت من أجله قرابة نصف شهريتي طول عشرين عاما أعطانا الله طول العمر وإذا زدنا إلى ذلك قرض زوجتي من أجل أن نشتري سيارة تصير الحياة أشبه بمن يلهث ليقبض على ظله.
استهلاك بلا حدود
إذا كان الوجه الأوّل للأزمة هو شطر تتحمّله الدّولة وهي المسؤولة عن تدهور القدرة الشرائية فإنّ الوجه الثاني يتمثّل في السلوك الإستهلاكي غير الطبيعي للأسرة التونسية، إذ يلاحظ الباحث لطفي ت تكاثر المراكز التجارية الكبرى بالعاصمة وشدّة الإقبال عليها لشراء أشياء وسلع عادية بكميات ضخمة بشكل غير متحكّم فيه بالنّظر إلى أسلوب التسويق التجاري المعمول به داخل هذه الفضاءات والمحكوم بما سماه "ديمقراطية الإستهلاك" فالكل يحجّ إليها من كلّ فجّ عبر الحافلات أو السيارات ليُكتب من علية القوم فيحترم ذاتا تبحث عن مكانة ولو كلفها ذلك كلّ ما تملك. ألم تسمع بما جرى، أضاف محدّثي، بما جرى ليلة الصولد ما بعد منتصف الليل في هذه الفضاءات الكبرى.. إنّ المدقق في الوجوه يرى جدية و تركيز و رهبة كبيرتين والغريب أنّ الهدف هو اقتناء المقرونة و قوارير المياه والمشروبات الغازية بأعداد مهولة وكأنّ السلوك الإستهلاكي يتحوّل إلى هستيريا تُغشي الأبصار وتُعمي البصيرة. فهل يحتاج اقتصاد أعرج يتعثّر في طريق السوق إلى مثل هذه القضاءات لبيع... الماء.
آخر الطبّ قرض
لا شكّ أنّ هذا السلوك الإستهلاكي الواسع وفي ظلّ ضمور المقدرة الشرائية دفع بالمواطن إلى مأزق الإقتراض، وهو ما يعكسه تضاعف حجم القروض ليبلغ 4.7 مليار دينار سنة 2005 بعدما كان لا يتجاوز 2.7 مليار سنة 2002. ومقارنة بالقروض الممنوحة للأنشطة الاقتصادية والتي كثيرا ما تتشدّد البنوك في شروط إسنادها، فإنّ القروض الشخصية والإستهلاكية تتميّز بتسهيلات كثيرة. يعلّق الباحث في الإقتصاد سامي ب بقوله : يواجه قطاع الصناعة مشاكل عديدة عند سعيه للحصول على قروض للمشاريع من البنوك التي كثيرا ما تبدي شروطا تعجيزية في حين لا تخفي لهفتها على تقديم القروض الشخصية، محذرا من التوسّع في إسناد القروض دون اعتبار قدرة المقترض على التسديد، إذ من غير الطبيعي أن يُقتطع من مرتب الموظف أكثر من 60 بالمائة من مرتبه دون أن يكون لذلك كلفته الإجتماعية.ولا شكّ أنّ التنافس بين البنوك زاد في حمى الإستدانة جعلت بعضها يُخصّص قرضا لقضاء موسم التصييف أو لاستخلاص قرض من بنك آخر ولسان الحال يقول "وداوها بالتي كانت هي الداء".
لا شكّ أنّ تدهور الأوضاع الإجتماعية لعموم التونسيين والتي بات يلقي بظلاله على المعيش اليومي وأن كان لم يتمظهر بعد في سلوك احتجاجي إلاّ أنّ الأمر يستلزم كما يرى الكثير من الملاحظين التوقف بكلّ الجدية والموضوعية على دراسة الحالة كما هي في الواقع والكفّ عن ترحيل الأزمات والتعمية عليها بمعسول الكلام و شهود الزور قبل أن يتّسع الفتق على الرّاتق وتتعمّق الأزمة فتبلغ العائلة التونسية الإفلاس وما يعنيه ذلك من خسائر ومخاطر غير محسوبة؟ وهل أنّ من يتحدّثون عن طبقة وسطى تساوي 80 بالمائة من سكان البلاد يعيشون بيننا ويتحدّثون عنا أم عن سكان في كوكب آخر؟

محسن المزليني


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Evacuation



Depuis quelques temps j'ai rien posté, j'ai rien écris..Un grand passage à vide, une lassitude mêlés à un fatalisme destructeur ont tué en moi toute initiative constructive d'agir, de riposter, voire même de m'exprimer..
Mais en ce grand jour d'évacuation, j'ai décidé moi même d'évacuer tout ce que j'ai sur le cœur..
Quand une mort "évitable" intervient dans un jour de Aïd, quand un après midi pluvieux soit vécu comme une véritable catastrophe naturelle, c'est qu'il y a un grand problème!

C'est quoi l'utilité d'un Boulevard de l'environnement (chére3 el bi9a) si toutes les canalisations sont défectueuses??
A propos, quel est le nombre de ces boulevards? Suffit-il de faire une seule route principale décorée, illuminée, avec l'incontournable statut de "Labib" qui veille sur les lieux pour parler d'une véritable politique de l'environnement??
Jetez un coup d'œil sur les routes avoisinantes à ces mêmes boulevards modèles, vous verrez la différence: des trous partout, souvent une absence de trottoirs et de lumière, sans parler de la canalisation défectueuse qui pète à chaque goutte de pluie!!

Désormais l'adage qui dit "ya mzayen mel barra ech 7alek mel dékhel" est valable même pour nos routes et nos infrastructures..
Mais où va -t-on avec ça?? Faut-il sacrifier beaucoup plus de vies humaines pour refaire ces canalisations, ou bien construire une Ecole Internationale pour gens friqués pour refaire toutes les routes?
Parce que depuis que cette école a vu le jour, des routes bien faites reliant la Marsa à Carthage ont été tout simplement retapées à neuf..
Quel gâchis, tandis que des milliers de quartiers insalubres attendent ne serait ce qu'une petite route, tandis que les canalisations doivent être refaites dans l'urgence.. d'autres se paient le luxe de tout gaspiller..

PS: j'ai une pensée particulières à toutes les victimes des dernières inondations, rabbi yar7amhom et ysabber ahalihom..Pourvu qu'elles soient pas mortes pour rien..


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